‹ A la porte du ParadisChapitre 15 sur 24 · JULIETTE · texte numérisé non relu

JULIETTE

Oh ! ses fers... il n'en a perdu que deux...

Iwime IDE I><Œ.A.XrVES

Trouvez- VOUS ce nombre insuffisant? Alors faites déferrer les chevaux & faites les referrer, en ayant soin d'aller quérir le maréchal le plus éloigné & le plus lent à cette befogne... De cette façon nous perdrons beaucoup de temps & nous arriverons à Blois au milieu de la nuit, si nous y arrivons jamais toutefois...

264 Par un beau matin d'été.

Ah ! Madame , d'ordinaire si bonne , si douce pour la pauvre Juliette, eft aujourd'hui d'une sévérité...

Qui touche à Tinjullice... dis-le, mon enfant ! Oui, je suis injufte... Et croyez-moi, Juliette, il en coûte plus d'être injufte que d'être jufte... Il m'a suffi d'une heure pour me faire oublier trois années de bons & loyaux services... Vous avez raifon, mon enfant, Je suis injufte...

JXJLIETTE (joyeuse)

Ah ! Madame... j'ai apporté de quoi vous diftraire & vous permettre d'attendre... D'abord, si Madame a faim, voici ce que j'ai pris dans la poche de la voiture... Puis voici un autre livre... car Madame a dû lire le premier tout entier, le dévorer... On lit si vite quand on n'a que cela à faire ! Et il ne faut pas que Madame s'ennuie... Si Madame le permet, je vais aller de nouveau preffer le charron & le maréchal...

Non, reftez, Juliette... Jofeph suffira, je

Par un beau matin d'été, 265

penfe, à cette tâche... Reliez... reftez... Vous devez avoir sur vous les pantoufles commencées pour M. Jofeph...

jxrrjZSTTS (embarafsée)

Mais non... Madame... je les ai laiflécs sur les couffins de la voiture... &...

Alors, allons les chercher... Nous chercherons auffi

Un endroit écarté

Où de n'être pas trois on ait la liberté.

(Elles s'éloignent.)

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