‹ A la porte du ParadisChapitre 16 sur 24 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

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J^ai débuté comme un débutant! J'oublie que j'ai à m'adrefler à une femme charmante, diftinguée, délicate, & je commence par effaroucher sa délicateffe & par scandalifer sa diftindion... Ceft être d'une maladrefle infigne... c'efl jouer de malheur... volontairement... Les femmes se plaignent des hommes

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& elles ont, ma foi! bien raifon... Ils ne savent pas s'y prendre pour les obliger à être aimantes : ils ne sont pas aimables ou ils le sont trop... J'ai été trop aimable à la façon d'un apprenti-coiffeur... Où diable . vais-Je chercher des comparaifons aufli... Pompa dour?... Des nymphes foreftières! Des sylvaines ! Des hamadryades ! . . . Pouah ! que cela sent... Dorât !... Réparons vite ma mal-

adreffe.... (Se retournant du côté où il croit voir Mn»« de MauYes) Madame. . . (S'apercevant qu'elle est partie.) Partie ! Oh ! c'eft impolTible ! Partie ! . . . Mais mon beau rêve va s'évanouir. . . Partie ! . . . Partie ! . . . Non... je l'aperçois là-bas avec sa suivante... Petite sotte de suivante ! . . . C'eft elle qui l'aura entraînée.... Préfomptueux ! je n'ose pas avouer que c'eft moi qui l'ai fait fuir... Elles vont de l'autre côté de la route... Elles cherchent... Que cherchent-elles? Elles reviennent par ici... La femme de chambre a l'air radieux Sa maîtreffe a l'air ennuyé... Le

même accident produit des effets différents... Les voici... Je vais jouer mon va-tout & gagner ma bataille d'Aufterlitz... Vaincre ou mourir ! . . . Étoile de Paul Geneftelle, ne pâlit pas!...

(Il reprend son travaU cemmencé.)

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