‹ A la porte du ParadisChapitre 2 sur 24 · A MONSIEUR ARTHUR CALLOU · texte numérisé non relu

A MONSIEUR ARTHUR CALLOU

Je suis venu ici, Monjieiir, avec une réfignation qui prouvait que fain^ais bien voulu aller ailleurs, — excufei cette rude franchife d*un homme que ses confrères appellent avec dédain un écrivain du Danube, et qui s honore de mériter cette injure.

Mais, dès le lendemain de mon arrivée, grâce à vous, Monfieur, grâce aujji aux hôtes charmants de votre chalet de Bon Accueil, je me suis retrouvé en plein Paris, — et dans le meilleur Paris que je connaijfe, le Paris élégant & bien élevé, le Paris aimable & savant.

Je m'attendais à trois mois d*exil :fai eu trois mois de fêtes délicates, dont le souvenir ne me quittera plus déformais.

C'ejl de votre faute, et je vous en remercie de tout mon cœur, en vous priant de vouloir bien accepter la dédicace de ce volume — comme un faible à-compte sur la y^econnaijfance que je vous dois.

Alfred DELVAU.

Vichy, 15 septembre 1866.

Page 1