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préparée, elle est vieil”. mme le monde et sc confond avec son origine.
Sa doctrine, mystérieuse comme Dieu luimême,ne s’est jamais contredite sur aucun point. Elle charme l'esprit, l'élève et le perfectionne, et les dogmes qu’elle renferme, au lieu de répu- £ner à notre raison, commencent où la science finit, laissant à cette dernière le noble privilège
. de leur servir d’auxiliaire et de soutien.
Sa morale est d’une incomparable pureté et semble résoudre admirablement tous les problèmes de l’ordre individuel ou social.
Tout-à-fait suinaturelle dan: sa fin, et bien qu’ordonnée au bonheur de la vie future, elle a fait des heureux, dès ici-bas, de tous ceux qui ont observé ses préceptes : et, s’il est une classe de la société qui ait bénéficié de sa: salutaire influence, c’est surtout la multitude innombrable des pauvres, des misérables, des déshérités de la fortune pour lesquels ses préceptes, sa morale et son culte semblent faits de préférence.
Chose étrange, cette religion, qui éclaire et
‘purifie, dont la seule ambition est de guérir ou
de soulager l’humanité souffrante, qui cherche, en un mot, à prolonger nos espérances au-delà de la tombe, n’a recueilli jusqu'ici, le plus souvent des puissants de la terre, que la persécution et l’outrage. Elle se maïntient en dépit des maîtres du monde qui,plus d’une fois, ont voulu la noyer dans le sang de ses enfants.
I1 semble même, à l'encontre des autres reli-
gions, que la lutte soit sa vie et sa condition, rormale ; car, pendant que le boudhisme, le
mahométisme, le protestantisme, le
culte ortho-
doxe des Russes et tant d’autres sont sous la dé-
pendance absolue des pouvoirs civils et se maintiennent grâce à leur protection ; le catholicisme,
hâtons-nous de le nommer
, u'aucune puissance
de la terre n’a jamais pu subjuguer, se dresse fièrement dans sa glorieuse solitude, reçoit l’op-
ression en échange de ses bienfaits, sans se res-
sentir autrement que par! de nouvel]
des sanglantes hécatombes de ses enfants ou des
es conquêtes,
fracasseries de la politique.” I1 est comme ces grands arbres de la plaine que le souffle de la tempête enracine plus profsndément dans le sol et à qui l’émondage fait pousser des rameaux
plus vigoureux.
Cette religion, si élevée dans ses dogmes, si
pure et si sainte dans sa morale, si
merveilleuse
dans sa vitalité et si puissante dans sa force d’ex- Pansion, l'emporte, de prime abord, sur toutes
les autres et s’impose à l’étude de t rieux, Mais, à Fart son mérite
ut esprit séintrinsèque,
quand même nous n’aurions, pour la signaler à
notre attention, que les cris de rage
de ses ennec-
mis et la persécution qui lui vient des puissants de ce monde ; en vertu de la droiture naturelle
de nos âmes qui proteste contre l'ignoble senti-
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ment de la haine sectaire, et aussi, de la fière indépendance de notre esprit qui se moque des entraves de la tyrannie, ce serait suffisant, plus que suffisant même, pour nous engager à nous occuper d’elle en premier lieu.
C’est pourquoi, amis lecteurs, nous allons de ce pas frapper à la porte du catholicisme, pour lui demander s’il possède le trésor REA de la révélation divine.