JÉSUS CHRIST EST LE SAUVEUR DÉSIRÉ DES NATIONS
La race humaine n’est plus ce qu’elle était au sortir des mains du Créateur. Elle à subi une déformation morale dont Moïse nous indique la cause, au troisième chapitre de Ja Genèse, dans la désobéissance de nos premiers parents.
Cette chute originelle, qui a profondément troublé l’harmbnie de notre double nature spirituelle et corporelle, se manifeste, (du moins dans ses effets), par des luttes intérieures, des souffrances, une dépravation plus ou moins grande des esprits et des cœurs, et surtout, par les maladies physiques et la mort, le dernier chitiment du péché en cette vie : Stipentium peccati
mors.
La plupart des peuples anciens ont conservé le souvenir du paradis perdu où s’écoula la première enfance, l’âge d’or de l’humanité, et toutes les antiques traditions se font le triste écho de la chute primitive qui eut pour nous de si terribles conséquences.
Ici, on dira, peut-être, que nous sorames dans le domaine de la légende, que la catastrophe de l’'Eden n’est pas plus véridique que les fictions de la mythologie païenne. Je nie tout simple-
ES
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ment la parité ou ressemblance entre l’histoire de la chute originelle et les fables du paga-. nisme, pourvu toutefois que ces dernières ne soient pas greffées (comme il arrive quelquefois), sur la tradition primitive. Les contes fantastiques chantés par Homère et Virgile et le récit merveilleux des hauts faits des dieux de l’Olympe ne sont Pas d’une très hante antiquité, La poésie les a créés, le plus souvent, de tonte Pièce et on ne les retrouve guère, à leur origine, que dans la presqu’île où s'élève le Parnasse.
Le souvenir de la première faute d'Adam et d’Eve, du châtiment qui s’en est suivi et de la transmission de ce péché à toutes les générations humaines, par voie d’hérédité, est universel et remonte aux premiers âges du monde.
“C’est Pourquoi, dit Rohrbacker, dans la plupart des contrées du globe, on a trouvé, avant que le christianisme Y eut pénétré, la pratique religieuse de la purification des enfants à leur naissance,” (1) Ainsi, les Romains, les Egyptiens, les Perses, les Grecs, certaines peuplades de l'Amérique, les habitants des Canaries, les Thibetains et les Hindous avaient, ou ont encore, des rites expiatoires Pour purifier l’enfant à son entrée dans Ja vie.
Un autre fait qui montre combien cette ‘'oyYance était universelle, c’est que les philo- “ophes la partagenient avec les peuples.
(1) Hist, de l’Église, Vol. I, page 66,
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“Cicéron, qui a peint si éloquemment la grandeur de la nature humaine, ne laisse pas d’être frappé des étonnants contrastes qu'offre cette nature, sujette à tant de misères, aux maladies, aux chagrins, aux craintes, aux plus avilissantes passions, de sorte que, forcé de reconnaftre quelque chose de divin dans l’homme si malheureux et si dégradé, il ne sait comment le définir et l’appelle une âme en ruine.”
Tous les anciens théologiens et les poètes disaient, au rapport de Philolaïüis le Pythagoricien, que l’âme était ensevelie dans le Corps comme
dans un tombeau en punition de quelques péchés.
“Cinq ou six siècles avant qu’il y eut des philosophes, David avait dit dans l’un de ses psaumes : “ J’ai été engendré dans l’iniquité et ma mère m’a conçu dans le péché, ”
Cinq ou six siècles avant Da: id, Job faisait également allusion à la faute primitive transmise par hérédité aux enfants d'Adam, quand il demandait “ Qui peut rendre pur celui qui a été conen d’un germe impur ?” (1)
Cette première chute eut pour effet d'engager la descendance du premier homme dans la voie de l’iniquité. |
ne
(1) Rohrbacker, Histoire de l'Eglise, vol. 1, page 106.
Les erreurs les lus grossières obscurcirent les esprits pendant que les crimes les plus monstrueux devenaient la pratique journalière des peuples corrompus.
“Regardez ce que nous montre l’histoire, dit
Monsabré, le Maître des Maîtres, le Seigneur des Seigneurs, le C ‘réateur et la Providence du monde ne rencontrant partout que des religions inhospitalières. A sa place, les idoles. Non sulement les astres innocents qui nous prodiguent leur lumière, les créatures violentées qu’un culte sacrilège arrache à leur repos et à leur obéis ‘ance naturelle, mais les vices élevés sous des figures humaines aux honneurs de l’apothéose, les vices encensés et adorés : ladultère, l’inceste, Ja débauche, l’intempérance, le vol, Ja fraude, lorgucil, la colère, la violence, la cruauté, autant de dieux qu'il y a d’exécrables passions dans les entrailles de l'homme, autant de dieux que l’on implore pour en obteni+ une criminelle assistance, autant de dieux que l’on ‘lorifie par une honteuse imitation de leur infamie....,, Et le pire, c’est que ces crimes ne Sont pas des accidents contre lesquels protestent les mœurs générales ; Mais des habitudes passes dans le sang des nations et ge développant à l'aise sous le triple patronage de l'opinion des lois et de la religion. (1)
(1) Carème 1877, page 44 et ss,
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Cependant, au milien de cet effondrement général de l'édifice social de l’ancien monde, il ya unc espérance qui survit. Un rédempteur a été Promis qui naîtra de la femme pour écraser la tête du serpent infernal. (1)
“ C’est à cette espérance que se rattachent les âmes épouvantées par les ombres de la mort.” .
Les Israélites, autrement dit le peuple de Dieu, vivent de cet espoir et s’endorment dans la tombe, avec la certitude qu’un jour l’envoyé de Dieu viendra ressusciter leurs dépouilles mortelles,
Seigneur, disent-ils, nous attendons celui qui doit nous sauver.” (2)
“ Fais appel à ta puissance et viens nous délivrer.” (3)
“ Montre-nous ta face adorab] sauvée,” (4)
“Que ne déchires-tu les cieux ! que ne descends-tu vers nous.” (5)
“Cieux, répandez votre rosée et que les nuées pleuvent le juste.” (6)
“ Que la terre s’entrveur.” (7)
(1) Genèse, Cap. 111. v, 15.
(2) Gen., Cap. XLIX, 18.
(3) Psalm LXXIX
(4) (Ibid).
(5) Isaie, Cap. LXIV, 1.
(6) (Ibid.) Cap. XLV. 8.
Isaie,
e et nous serons
ouvre et germe le Sau-
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Cette espérance en un Rédempteur futur,qui doit refaire en quelque sorte l'humanité déchue, n’est pas l’apanage du seul peuple de Dieu ; on la retrouve un Peu partout chez les peuples anciens, plus confuse, il est vrai, mais ferme et s'appuyant sur les siècles à venir pour la rédemption du genre humain. Les Chinois regardent l'occident d’où doit venir “ le véritable saint envoyé de Dieu, le Saint qui saura toutes choses et aura tout pouvoir au ciel et sur la terre.” (1) Les Indiens comptent sur une incarnation de Vichnou pour réparer les maux faits par Kaly, l'ancien dragon. Les Egyptiens saluent de loin le fils de la femme qui doit éteindre la rage de Typhon. .. .Les Mexicains et les Scandinaves
scuiptent dans la roche vive et sur les monuments la figure du Dieu qui doit écraser le grand serpent.
La Grèce espère en un rejeton d’Apollon qui amènera le règne de la justice,
Platon, surnommé le divin par son intuition des choses divines, confirme cette croyance de sa haute autorité :
“II faut attendre, dit-il, quelqu'un qui vienne nous instruire de nos devoirs envers les dieux et envers les hommes.”
De ces témoignages, nous concluons simple-
nent qu’un rédempteur puissant, divin, l’auteur ms (1) Mor sabré, Carème 1877, page 251.
même de la création,était attendu ( par le monde ancien) pour réparer les désastreux effets de ln chute originelle.
Or, si je parcours l’histoire pour découvrir que" est, parmi les héros de l'antiquité, les philosophes, ou les hommes vertueux, celui en qui nous pouvons reconnaître le désiré des nations et
le sauveur de humanité déchue, je ne vois que le Christ Jésus.
Il y a eu, sans doute, des philosophes fameux, des législateurs renommés et des fondateurs de religions, mais aucun ne mérite, comme le Christ, le titre de Sauveur du monde.
Sa doctrine, qui dépasse évidemment les forces de la raison, s’harmonise avec elle et nous donne la solution précise de tous les problèmes qui nous intéressent pour le temps et l'éternité. Elle est simple et sublime, convient à tous le: peuples et satisfait tous les esprits. L’ignorant la comprend facilement et l’homme de génie la médite avec profit. Elle a des profondeurs et des élévations qui dénotent son origine divine, et pourtant, la plus impitcyable logique ne saurait la prendre en défant. Quarante générations d'hérétiques, par des luttes incessantes, n’out, pu entamer une seule ligne, retrancher un seui mot des dogmes chrétiens !
Incomparable dans ses enseignements, qui ont rctenti aux extrémités du monde depuis sa venue
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