‹ A la recherche de la vérité révélée [microforme]Chapitre 34 sur 51 · LA · texte numérisé non relu

LA

oyant.

Ce qui les distingue des ac opérées par les magiciens d qu'ils sont accomplis dans u

tions merveilleuses e l’antiquité, c’est n but d’apostolat et

non pour satisfaire une vaine curiosité : “Si

paroles, croyez du et, aux pharisiens qui lui ans le ciel, le Sauveur ré-

D'ailleus ces miracles sont nombreux et variés ; il s’opèrent avec une extrêiie Jacilité par un geste où une parole et, parfois, à distance ; ils SOnt certains et l'effet ne Manque jamais de répondre à la y Presse ou à l'intention du thaumaturge ; ils sont

stables de telle sorte que ceux qui recou-

vrent la santé ou la vie la conservent longtemps après le Passage du Nazaréen.

olonté ex-

LA DIVINITÉ pu CHRISTIANISME 205

Un autre caractère de ces prodiges chrétiens, c'est la miséricordieuse bonté qui les inspire et la fin que se Propose celui qui en est l’auteur : la gloire de Dis (lle salut des âmes.

Mais, il nous tarde de mettre en lumière quelques-uns des miracles de Jésus-Christ.

Prenons d’abord celui de la multiplication des Pains, qui eut lieu deux fois aux environs du lac de Tibériade.

Dans une vaste plaine, le Sauveur est en-

touré d’une grande foule, I’ Evangile selon St. Mathieu, au chapitre Quatorzième, nous dit qu'il y avait cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants, C'es gens, dans leur avidité de voir et d'entendre le Maître, oubliant toute préoccupation matérielle, n’avaient apporté avec eux aucune nourriture, et Ja faim commençait à se faire sentir ; Car “ il était déjà tard,” et “ l'heure du repas était passée.”

Que faire ? Jésus va-t-il renvoyer affamés ces Pauvres gens venus de loin pour l’entendre ?

Non, son cœur touché de compassion ne peut se résoudre à cette dure nécessité, I] se fait apporter, malgré les protestations de ses apôtres, cinq Pains d'orge et deux poissons qu’un jeune gar- CON avait avec lui.

Où est la puissance humaine qui pourra rassasier une multitude de cinq à dix mille personnes

Aves ces maigres aliments ?

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Z06 La DIVINITÉ DU CHRISTIANISME

Les apôtres ont déclaré que les deux cents francs qu’ils possédaient en commun ne suffi raient pour acheter et donner un-simple moreau de pain à chacune d’elles ; et voilà qu’on se propose de régaler tout ce monde, qui a les entrailles dilatées par la faim, avec quelques Provisions trouvées dans les mains d’un jeune homme qui, remarquons le bien, les a portées allégrement tout le jour tart elles sont légères !

C’est une folie ! dira-t-on, une inconcevable absurdité de songer seulement à une telle entreprise ; et ces Pauvres gens que l’ont fait asseoir Par groupe de cinquante ou de cent pour leur servir des vivrès imaginaires seront tout-àl’heure cruellement mystifiés. |

Jésus n’hésite pas un seul instant. “ Et ayant

Pris les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, il les bénit, il les rompit et les donna ensuite à ses discipies, afin qu’ils les missent devant c-ux qui étaient assis. Il leur Partagea aussi les deux poissons et leur en donna autant qu’ils en voulurent. Tous mangèrent et furent rassasiés.” Et les restes de ce repas miraculeux remplirent douze corbeilles, Le même prodige fut renouvelé quelques temps après.

Ce fait déroute notre raison, si nous ne voulons voir en Jésus qu'un homme ordinaire Tuais il est parfaitement compréhensible, si le Christ est le même Dieu qui depuis bientôt six mille ans nourrit l'humanité entière

Les pharisiens, oubliant que Jésus chassait les démons, avaient osé attribuer à Belzébuth l’un des princes de la géhenne, son pouvoir mer.

véilleux de faire des miracles, Car les esprits infernaux, malgré leur châtiment, ont conservé une grande puissance et Peuvent opérer de véritables . mervoilles. Mais, Jésus répondit victorieusement à ses ennemis en disant : “ Tout ToYaume divisé contre lui-même sera ruiné, et tout ville ou maison qui est divisée contre ellemême, ne pourra subsister, Que si satan chasse

Satan, il est divisé contre lui-même : comment donc

“ Peu de temps après, Jésus allait dans une ville appelée Naïm ; et ses disciples l’accompa- £&naient avec une grande foule de peuple. Et, comme il était près de la porte de la ville, il arriva qu’on portait en terre un mort : c’était un

8 unique de sa mère ; et cette femme était veuve ; et il y avait une grande quantité de per- ‘onnes de la ville avec elle. Le Seigneur l'ayant vue fut touché de Compassion pour elle, et il lui dit : ne pleurez point. Puis, s’étant approché, il

toucha le cercueil, Ceux qui le portaient s’arré-

(1) Matb,, 11, 4-7.

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