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‘tèrent. Alors ji dit : “ Jeune homme, levez-vous, je vous le commande.” En même temps le mort se leva sur son, séant, et commença à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.” (1)
Une autre fois, la scène se passa sur les bords du lac de Tibériade, “ un chef de Synagogue, nommé Jaïre, le vint trouver ; et le voyant, il se jeta à ses pieds et il le suppliait avec grande instance en lui disant : ma fille est à l'extrémité; venez lui imposer les mains pour la guérir et lui ‘auver la vie, Jésus s’en alla avec lui et il était suivi par une grande foule de peuple qui :& pressait.”” C’est en se dirigeant vers la maison de Jaïre que J ésus guérit une femme qui souffrait d’une perte de sang depuis douze ans. Or, Pendant qu’il était arrôté parlant à cette femme, les gens du chef de Synagogue vinrent trouver leur maître et lui dirent : “ Votre fille est morte, . pourquoi tourmentez-vous encore % Maître ? Mais Jésus aÿant entendu cette parole
dit au chef de Synagogue : “ N,
e craignez rien croyez seulement.” Et il ne permit à personne
de le suivre, sinon à Pierre, à J acques, et à Jean frère de J acques. Étant arrivés à la maison de ce chef de Synagogue, il vit une troupe confuse de gens qui pleuraient, et qui jetaient de grands cris. Et en entrant il leur dit : “ Pourquoi faites-vous tant de bruit, et Pourquoi pleu-
(1) Luc, 6, 11 et ss.
rez-vous ? Cette fille n’est pas morte, elle n’est qu'endormie.” Et ils se moquaient de lui. Mais ayant fait sortir tout le monde, il prit le père et la mère de l'enfant, et ceux qui étaient avec lui, ct il entra dans le lieu où la fille était couchée. Et la prenant par la main, il lui dit : “ Talitha cumi,” c’est-à-dire : “ Ma fille, levez-vous je Vous le commande.” Au même instant, la fille se leva et se mit à marcher ; car elle avait douze ans :'et ils furent extrêmement étonnés.” (1)
Le récit de ces deux résurrect ns exclut toute idée de supercherie. Le jeune homme que l’on conduit au cimetière, suivi de sa mère éplorée dont il est l’unique enfant ; la foule nombreuse ‘À du cortège funèbre ; Jésus qui arrive là par hasard, venant de Capharnaum ; la surprise et la frayeur même des nombreux témoins du miracle : tout cela ne peut se concilier avec les exploits d’un vulgaire charlatan qui aurait préparé son tour à l’avance.
Il en-est de même pour la fille de Jaire, d’abord mourante quand son père vient supplier Jésus de lui sauver la vie, et qui rend le dernier SOUpir avant que le Sauveur soit rendu à la demeure du chef de la Synagogue. Que de complices il faudrait supposer pour transformer cette scène si touchante, interrompue, du reste, ER (1) Mare, C, 5, v. 22 et 88,
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Par un autre miracle, en une pure et grossière: comédie !
D'ailleurs, il ne faut pas l'oublier, les Pharisiens, les prêtres et les princes de la nation juive avaient l’œil ouvert sur les agissements de Jé. sus, et leur haine n’aurait Pas tardé à découvrir le nœud de l'énigme, disons le mot, le truc, s’il avait existé. Mais, non-sculement, ils n’ont rien découvert d’anormal dans ces prodiges de Jésus: ils en ont admis l'authenticité, disant : < Que faisons-nous ? Cet homme fait beaucoup de miracles. Si nous le laissons faire de la sorte, tous croiront en Jui.” (1)
Le rationalisme, qui a été si mal servi par les thnemis de Jésus, cherche à se reprendre ct SUPpose gratuitement, contre toute vraisemblance, que le jeune homme de Naïm et la fille de Jaïre n'étaient pas véritablement morts. Cu rieuse coïncidence, tout de même, qu’on se soit trompé de la sorte, juste à temps et juste à point, pour fournir à Jésus l’occasion de faire deux miracles éclatants ! Plus étrange encore que ces deux morts apparentes aient cessé, à l'instant même ou la parole “ Lève-toi ” était prononcée, Pour faire place à la plus parfaite santé !
Mis, admettons, pour le moment, qu’il reste Un uoute, si faible qu’il soit ; Voici un autre mi-
(1) Joan 11, 47, 48,
ssière
harijuive » Jéivrir SH rien sus ; Que mious
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Aatre jours qu’il est dans son loppé de bandelcttes. D’ailieurs, il e “eur tellement infecte qu’on ouvre le tombeau
et toutes les hypothèses de la libre pensée vien-
racle qui va le faire disparaître. C’ rection de Lazare, frère de Marthe
“ Lorsque Marie fut venue au lieu où était Jésus, l’ayant vu, elle se jeta à ses pieds et lui dit : Seigneur, si vous eussiez été ne serait pas mort, Jésus voy rait, et que les Juifs qui ét pleuraient aussi, frémit en son esprit et se troubla lui-même, et il dit : Ou l’avez-vous mis ? Ils lui répondirent : Seigneur, venez, et voyez.
Alors Jésus pleura. Et les disciples dirent entre eux : Voyez comme :1 l’aimait.
Mais, il ÿ en eut quelques-uns qui dirent :
Ne pouvait-il Pas empêcher qu’il ne mourût, lui qui a ouvert les Jeux à un aveugle-né ? J ésus’ donc frémissant de nouveau en lui-même, vint au sépulcre : c’était une grotte, et on avait mis une pierre par dessus, Jésus leur dit : Otez la pierre, Marthe sœur du mort, lui dit : Se il sent déjà Mauvais, car il est là. Jésus lui répondit :
que si vous croy Dieu ?”
est la résuret de Marie.
ici mon frère ant qu'elle pleuaient venus avec 2lle
igneur, Y 4 Quatre jours qu’il Ne vous ai-je pas dit "€ Vous verrez la gloire de
Lazare est véritablement mort; car ilya
sépulcre, envexhale une que Marthe ne veut pas
La corruption est l'indice certain de la mort,
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212 ra DIVINITÉ DU CHRISTIANISME
nent échouer contre cette parole de la sœur Lazare “I 4 t déjà mauvais, car il y a qua
jours qu’il est là.” Maintenant voyons la su
“Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus lev:
les yeux en haut, dit : “ Mon Père, je vous rer grâce de ce que vous m'avez exaucé, Pour m je savais que vous m’exaucez toujours ; mais dis ceci pour ce peuple qui m’environne, 1{ qu’il croit que c’est vous qui m'avez envoyé Ayant dit ces mots, il dit d’une voix fort “ Lazare, sortez dehors.” Et, à l’heure même, | Mort sortit ayant les mains liées de bandes, son visage était enveloppé d’un linge. Jésus le: dit : « Déliez-le, et Le laissez aller.” (1)
Voilà dans toute sa sublime simplicité | drame saisissant de la résurrection de Lazare. I, cœur de: Jésus rempli de douceur et de bonté s’, revèle ostensiblement > Car une vive émotior s’empare de lui quand il voit pleurer Marie « Ceux qui l’environnaient. Sa Puissance souvc. raine, qui règne dans le ciel, sur la terre et dans les enfers, s’affirme d’une manière éclatante, ct la mort, bien réelle cette fois, recule d’un pas devant le Maître de la vie. Ce tombeau de La- Zare est un trône d’où Jésus commande à l’uni-
vers entier ; Car Qui pourra désormais résister à son autorité ? C’est un piédestal sur lequel le
(1) St. Jean Chap. XI,
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, sœur de a quatre la suite, 18 levant Us rends our moi, mais je ne, fin nvoyé.” « forte :
ème, le ndes, et sus leur
icité le are. Le mté s’y motion arie ct sou vcet dans nte, et nm pas le Lal'unister à ue] le
divin rédempteur domine toute créature et nous laisse pressentir l'éclat fulgurant de sa divinité !
Toutefois, la résurrection de Lazare, du fils de la veuve de Naïm et celle de la fille de Jaïre, si clles cuuronnent dignement la série de prodiges du Christ Jésus, ne sont après tout que la répétition d’un miracle qui avait déjà été opéré par un prophète dont le peuple de Dieu garde encore le souvenir.
Uu peu plus tard, les apôtres, au nom de Jéeus, 11 est vrai, et quelques saints Personnages, dans le cours des siècles, parleront en maître à la mort et lui feront abandonner ses victimes, I] fallait donc davantage au maître du monde Pour affirmer sa divinité d’une manière incontstable et pour rendre inébranlable la foi de ses disciples,
C’est Pourquoi, non content de ressusciter les autres, Jésus va se ressusciter lui-même.
Ici, transportons-nous au sépulcre de J oseph d'Arimathie où le Corps ensanglanté de Jésus vient d’être enseveli ; nous y trouverons des soldats en faction. Interrogés, Pourquoi ils montent la garde autour de ve tombeau, ils répondront que les princes des prêtres juifs leur ont confié cette mission Pour empêcher les disciples du supplicié Jésus d'enlever son cadavre et de faire croire ensuite à sa résurrection.
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214 £a DIVINITÉ DU CHRISTIANISME
À la résurrection ΗOui, diront-ils, le Chri 4 annoncé, quelques jours avant sa mort, qu
sortirait vivant de son tombeau,
Mais, soldats de Rome, at-on pris toutes |:
mesures pour prévenir une telle supercherie !- Voyez vous-mêmes. Le sépulcre est creusé du le roc vif et l'entrée en est fermée par un grande pierre qui est soigneusement revêtue di sceau de l’état ; puis, nous sommes là, nous le Conquérants du monde !...—Très bien, mais si | Christ n’était Pas vraiment mort, s’il allait reve nir d’un simple évanouissement ? — Rassurvz vous, diront les gardes, sa mort est bien réelle, nous en avons été les témoins et tout le peuple avec nous, La haine de ses bourreaux n’a pas fait les choses à demi : flagellé à tel point que son Corps n’offrait plus qu’une plaie; couronné d’épines ; maltraité toute une nuit et une partie du Joux suivant, le Christ, déjà épuisé par ces souffrances, a été cloué sur une croix où il est resté suspendu par les pieds et les mains.
Il y était depuis trois heures, en proie aux plus cruelles tortures, quand il a rendu le dernier soupir en poussant un grand eri. Nous avons été les témoins de ce trépas et nous n’oublierons jamais l’aspect sinistre du ciel tout à fait obseurci, à ce moment, et l’ébranlement subit de la montagne qui s’est entrouverte à l’endroit même où la croix avait été enfoncéc !
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LA DIVINITE Du CHRISTIANISME 215
Ce. n’est pas tout ; bien que le corps de Jésus fut déjà froid et rigide, quand on vint rompre les jambes aux autres suppliciés, le soldat Longin lui a tranepercé le côté avec le fer de sa lance,
Comme vous VoÿCz, la mort du Christ dent nous gardons le tombeau ne saurait être douteuse,
D’ailleurs, si vous doutez de notre témoi- £nage, croyez, du moins, ceux qui l’ont enseveli. Sa mère y était, et nul doute que, s’il était resté un souffle de vie dans le corps de son fils
bien-Aimé, elle n'aurait pu manquer de s’en apercevoir,
Evidemment, ce Corps, enveloppé d’un linceul, embaumé d’aromates, qui repose dans le sépulere confié à la garde des soldats de César est bien véritablement un cadavre ; s’il revient à la vie comme il l’a promis de son vivant, Jésus
est vraiment le Fils de Dieu et nous croirons en lui.
Maintenant, tout près de ce tombeau, au milieu des gardes, attendons les événements, et Voyons si le Christ va réellement ressusciter.
“Mais, cette semaine étant passée, le premier jour de la suivante commençait à peine à luire que Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent Pour voir le sépulcre. Et voilà qu'il se ft un grand tremblement de terre ‘ Car un ange du
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