‹ A la recherche de la vérité révélée [microforme]Chapitre 5 sur 51 · AME · texte numérisé non relu

AME

Il est urgent de faire un 22 de plus et do Poser nettement la questi 1: Qu'est. que l’âme ?

Mis en demeure de se Prouducer, lex philosophes, dont je me fais l’humble interprète, nous répondent d’un commun accord que l’âme humaine est une substance spirituelle, c'est-à-dire capable d'exister indépendamment de la matière,

Cette définition établit nettement une ligne de démarcation entre notre âme et celle des brutes. Ces dernières, toutes simples et incorporelles qu’elles soient, ne peuvent plus sulsister après la dissolution des corps auxquels elles sont unies.

Cette différence que voudraient faire disparaître certains messieurs des laboratoires, est d’une importance assez considérable. Car, il faut avouer «18 c’est un immense avantage pour une âme que de n’être pas complètement à la merci d’une carcasse plus ou moins fragile qu’un rien Peut envoyer au cimetière. Aussi, dois-je l'avouer, en rédigeant ce travail, mon impartialité laisse un peu à désirer ; il me répugnerait d’avoir à mon service une de ces âmes transitoires, bornée dans son existence par les horizons de cette vie, et capable de me brûler la politesse à mon dernier soupir.

L'indépendance dont il s’agit dans la défin tion des philosophes ne va pas jusqu’à rompre l’union essentielle qui existe entre les deux pa ties de notre être. Ella la suppose, au contraire et si, par suite de la corruption da notre enve loppe corporelle, elle permet à l’âme de cont nuer son existence, elle lui laisse en retour un propension naturelle, un véritable désir de s réunir de nouveau par la résurrection, à s0 compagnon de la terre.

La question étant ainsi élucidée, je commenc la preuve.

‘“ L'âme humaine opère indépendamment d corps.”

Cette première affirmation ne saurait cor vaincre, par son seul énoncé ; aussi va-t-il fallo en faire la démonstration, mais auparavant, convient de s’entendre.

Il y a deux manières pour une puissance 0 faculté de dépendre de la matière corporel dans son opération; intrinsèquement, quan cette faculté est liée à un organe corporel qu’elle opère par son entremise, comme la pui sance visuelle, auditive, etc. ; et extrinsèqu ment, quand la puissance qui n’est attaché à aucun organe se sert néanmoins des facult:

sensitives pour se mettre en rapport avec l’ob]

de son opération.

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L'âme humaine est indépendante du corps dans son opération de la première manière seulement, comme nous l’allons prouver.

Il est admis que notre intelligence connaît des choses immatérielles, par exemple, Dieu, les anges, les différentes relations qui existent entre les êtres de l’univers, et qu’elle a même certaines notions qui dépassent évidemment le monde corporel, savoir : l’idée de l'infini, de l'éternité, ete. Il importe peu que nous ayons ces Connaissances d’une manière imparfaite et Par similitude ; nous les avons, cela suffit.

Ce n’est pas tout, notre puissance intellective appréhende les choses matérielles et corruptibles d’une manière tout à fait immatérielle et incorruptible. L'idée que nous avons, en effet, des plantes, des animaux, des hommes, etc., cst universelle, immuable et incorruptible, et toutes ces choses sont singulières, sujettes au changement et à la corruption.

Or ces différents. objets de l’opération propre de notre intelligence dépassent évidemment la vertu d’une faculté liée à un organe corporel. Car cet organe, à cause de sa condition immarielle, ne peut atteindre que le singulier et le concret, en un mot ce qui est corporel.

Pour prouver cette assertion, nous allons faire l'expérience de notre oeil mis en présence de

Et, afin qu'il ny ait pas de récri-

minations sur l’infirmité possible de cet organc je permets à ceux de mes lecteurs qui sont affec tés de myopie, d'emprunter à cet effet le téles cope de l’observatoire de Québec.

Allons ! y sommes-nous ? Braquons l’instrt ment sur un point quelconque de notre planèt ou du monde étoilé, parcourons à notre fantaisi les vastes régions terrestres ou les espaces incon mensurables comprises entre les bornes de l’un vers et...avouons franchement que nous n° voas vu de près ou de loin que du bleu, d rouge, du jaune, du brillant ou du terne quant à la couleur, idée abstraite qui s’appliqt à toutes les nuances des objets colorés, le téle cope et même le microscope ne sauraient la teindre !

Il reste donc parfaitement démontré qi l’âme, dans l’une de ses opérations propre opère sans organe corporel et par conséquent 1 dépendamment du corps.

Ce premier point prouvé, il faut en établir « autre avant de conclure :

Tout ce qui opère indépendumment du cor, existe ou peut exister suns ce meme corps el, € d'uutres termes, est une substunce spirituelle.

Ici, la preuve devient facile, car la philosophi dont l’expérience est vieille comme le mond nous dit que, entre l’opération et l’être d’m chose, il y a nécessairement proportion : ” Of

organe, t affece téles-

’instruplanète antaisie incume l’unius n’aeu, du terne ; pplique le télesnt l’at-

tré que propres,

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ablir un

lu corps js el, en tuelle.

osophie, # monde, # > d’une * : Ope-

ratio sequitur esse.” Autrement le grand principe de causalité : “Il n’y a pas d'effet sans cause,” serait fort compromis. Effectivement, on comprendra qu’un effet, s’il peut quelquefois ne pas répondre à la vertu ou à l'efficacité de son principe, no saurait, dans tous les cas, dépasser Sa puissance productive. La montagne peut fort bien enfanter une souris, mais la souris ne saurait... enfanter une montagne,

Je résume et je conclus. -

L’âme humaine, par le moyen de son intelligence, produit des opérations sans le secours des organes corporels et par conséquent indépendamment du corps.

Or, l'existence d’une chose est toujours con-

L forme à son mode d'opération.

Donc, il résulte que lâme humaine peut

exister sans le corps, ce qui est le propre d’une substance spirituelle.

Je te salue avec respect, Ô mon âme, comme

la véritable merveille du monde que nous habi-

tons, et c’est avec bonheur que je te vois, toute

} resplendissante de beauté spirituelle, émerger de

cet océan boueux où l’on a voulu t’ensevelir, et

| prendre ton essor vers les régions supérieures

où nous retrouverons Dieu et les anges !

Le plaisir que nous éprouvons à contempler la noble compagne de notre corps doit être d'autant plus vif, que, d’abord, elle nous est per-

sonnelle, et qu’ensuite, la haute perfection de sa nature n’a rien à redouter des épreuves du temps, car Notre âme est incorruptible et immortelle : ce qui est la conséquence nécessaire de sa spiritualité.

Ici, je laisse les hauteurs de la psychologie pour venir demander aux siècles le secret de leurs hécatombes. ‘lous me répondent d'une commune voix que pas un seul être de la création, pas même un insecte, n'aurait trépassé si la cause qui a présidé à sa production n'avait établi une distinction marquée entre la matièr qui le constitue et la forme substantielle qui lu communique l'existence et la vie.

Tout est là, en effet. La matière, à cause d sa nature potentielle et aussi de sa comp sition, se désagrège peu à peu sous le coups réitérés du temps et finit par tomber tou à fait en dissolution. La forme, ce princip actif qui a longtemps résisté à la marche env hiscante de la corruption en conservant l’être € l'unité spécifique aux volages atomes, ne pet survivre à leur désagrégation et cède volontie sa place à une autre forme qu’elle engendre, € quelque sorte, en rendant son dernier soup & Corruptio unius generatio alterius.”

D'où il suit que si nous ret: inchons la m tière d’un sujet quelconque, subsistant du res par ailleurs, nous lui assurons, ce que la dées

n. de res du ot imssaire

ologie ret de d’une 1 créaassé si n'avait natière qui lui

use de compons les

er tout . =

rincipe e envaêtre et 1e peut lontiers idre, en

soupir À

la ma- Ë du reste ; a déesse !

Calypso voulait vainement accorder au jeune Télémaque, c’est-à-dire l’inappréciable bienfait de l’immortalité.

Or, nous l’avons démontré surabondamment, l'âme est immatérielle, et de plus, capable de subsister par elle-même indépendamment du corps.

Elle est donc incorruptible, suivan+ l’expression des philosophes, par elle-même et par acci- C’est-à-dire que, pour continuer le fil de ma pensée, les siècles pourront se succéder aussi longtemps qu'il ÿ aura des étoiles au firmal'éternité elle-même viendra prendre

dent.

ment ;

leur place, et notre âme, désormais classée parmi les formes séparées, en attendant la résurrection, n’.ura encore donné prise à aucun

changement, aucune désagrégation, aucune cor-

sruption. Le corps, il est vrai, lui aura fait dé-

[faut à un certain moment ; Mais comme eil:

était indépendante de lui dans son existence,elle

| n'aura nullement souffert de sa disparition. De

sorte que, toujours la même dans son être, elle Pourra, si aucune cause extérieure et souveraine ne vient l’anéantir, continuer son existence à travers les périodes sans fin de l’immobile éter-

: nité. :

La philosophie n’est pas scule à condamner ] matéri: lisme, le sens commun le réprouve.

Et quoi ! je vois autour de moi les œuvres d l'homme subsister durant des siècles pour pe pétuer sa mémoire, les héros accomplir leurs e: ploits en vue des générations futures qui les gl rifieront ; je sais que tous les peuples du mon se préoccupent des peines et des récompenses l’dutre vie ; je sens dans mon coeur un dés insatiable de bonheur qui ne saurait être cor blé sur la terre ; et, malgré tout, je dois disp raître comme la fleur qui se fane,comme l’arb qui tombe ou l’animal qui expire ? C’est tr fort.

Car ces derniers n’ont jamais recherché rêvé autre chose que les sues nourriciers du £ ou la pâture que réclament des appétits gr siers.

Si je dois mourir tout entier, je deviens :

problème inexplicable Aspirations vers V fini, remords d’un passé coupable, cri de ecascience aux abois, ennui et dégoût de la v insuffisance des biens de ce monde pour me tisfaire pleinement : tout est mystère, et ri ne peut me donner le mot de l’énigme l’homme qui n’est pas content de la vie préser

si elle est son unique partage !

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vres de ur pereurs eXles glo- | monde nses de in désir re comis dispa- ; l’arbre est trop

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présente

LES PRÉAM BULES DE LA FOI 41

Si nous ne sommes pas faits pour l'éternité, la concition de la brute est de beaucoup supérieure à la nôtre. Satisfaite en apparence des plaisirs du moment, la bête n’aspire pas à autre chose qu’à sa destinée présente. Ses goûts sont sim-

ples et son instinct la retient fatalement dans le cercle restreint des actions ou des jouissances Propres à son espèce. En un mot, sans remords du passé et, aussi, sans inquiétude de l’avenir, elle naît, vit et meurt sans que rien ne vienne

troubler sa douce quiétude.

L’homme s’agite, au contraire, dans une fiérreuse activité et met tout en oeuvre pour améiorer sa condition. Il se tourne comme le ma-

Hlade sur sa couche pour atténuer la douleur qui

souvent ne fait que s’accroître. Il va d’un objet l’autre leur demandant s'ils ne possèdent pas

e secret du bonheur, et, quand il réussit à se

rocurer ce qu'il convoite, il s’en dégoûte ou seint

qu’il n’est pas rassasié. Il lui faut davantage ou autre chose. Etrange condition, tout de nême, que la nôtre, si nous ne devons pas pres-

entir dans cette instabilité de nos goûts, cette

Pnultiplicité ou contrariété de nos désirs, l’irré-

sistible entraînement de notre être immortel ers le bien absolu entrevu par notre intelli-

gence dans l’idée du bien universel !

Doctrine de malheur et d’abjection, le maté-

rialisme entraîne à sa suite les plus monstrue ses conséquences.

Avec lui disparaît toute notion du bien et c mal, du vice et de la vertu. N'ayant pl qu’une existence passagère, l’homme doit alc forcément et logiquement concentrer tous :

efforts à se procurer la plus grande somme jouissances possible. Aussi, malheur à qui 8 pose aux exigences de ses passions, aux visées son ambition ! L’égoïsme, l'unique loi qu’il di sehsément observer aura bientôt écarté cet 0 tacle, fallut-il écraser pour cela l’ennemi, mê inconscient, «le ses plaisirs.

De la sorte, l'humanité entière devient immense troupeau de fauves de la plus dan reuse espège qui se disputent avec acharnem la misérable pâture des biens de la terre. | crimes les plus monstrueux, flétris par la ré] bation universelle et punis des derniers sup ces, sont tout aussi dignes d’éloges que les a d’héroïsme, s’ils sont couronnés du succès.

Aux yeux des matérialistes, Néron est ] sage que St-Louis, Robespierre, plus vertu que Garcia Moreno ; car ces deux mons altérés de sang n’ont fait que mettre en prat le premier principe de la loi des hommes br que l’on peut énoncer ainsi : “ Périsse le g humain tout entier, pourvu que dans sa truction nous trouvions une jouissance.”

astrueu-

n et du nt plus oit alors tous 803 mme de qui s’opvisées de qu’il doit cet obsi, même

vient un 18 dangearnement 2 erre. Les # la répro- k rs suppli- > les actes CCÈès. % n est plus # vertueux monstres n pratique »

nes brutes e le genre # ns sa des-

ge.”

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Pauvre Ravachol ! infortuné Czolgosz !

grands calomniés de l’histoire moderne, pourquoi la justice humaine a-t-elle abrégé vos jours si pleins de promesses ?

Si le matérialisme doit prévaloir, il est ten ps qu’on le sache, il faut démolir les prisons et retrancher partout la peine capitale.

Paix à messieurs les brigands !

Qu'on accorde plutôt des récompenses aux malfaiteurs qui peinent et qui suent le poignard à la main pour sortir de la triste position où le sort les a placés. Il faut prôner partout les doctrines communistes et socialistes, afin de dégonfler au profit des indigents la bourse des miliardaïres, Mais, le communisme ne suffit pas, i faut le renversement de tout ordre social et de toute autorité. À bas le frein ! et vive l’anarchie !

Quand l'édifice social aura croulé, que les

} classes seront confondues, que les hommes iront

à l’aventure cherchant, au milieu de la confusion générale, leurs satisfactions du moment, alors, mais alors seulement, il ÿ aura quelques plaisirs Four l’immense majorité des enfants des hommes, que l’on tient maintenant assujétis aux plus rudes travaux !

Qu’importe si le monde n’est alors qu’une

L vaste arène cnsanglantée où les peuples et les

individus se ruent les uns sur les autres pour 3e

déchirer et s’entredétruire ! Le carnage n’est rien, les hécatombes sont choses de peu de conséquence ; c’est tout simplement la loi de l’existence qui veut que le fort détruise le faible, et que, la victoire étant obtenue, le vainqueur se repaisse des dépouilles du vaineu ! ! !

Est-elle assez monstrueuse cette doctrine ma: térialiste, et ne vous semble-t-il pas, par l’hor. reur qu’elle inspire, qu’elle soit l’un des nuages les plus sombres qui puissent jamais obseurcir l'esprit humain ?

Ecartons ce nuage, dissipons ces ténèbres, ct laissons briller devant nos yeux la vérité conso lante qui a déjà séché bien des larmes, atténu bien des infortunes, qui ouvre l'esprit, dilate cœur et nous fait entrevoir dans la spiritualit et l’immortalité de nos âmes nos éternelles des tinées |

, n’est e conl’exisble, et eur se

1e mal’hornuages seurcir

res, ct cons0tténué late le tualité les des-

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