‹ A la recherche du bonheur; traduit et précédé d'une préfaceChapitre 28 sur 31 · Pluriel de kibitka, tente de nomades · texte numérisé non relu

Pluriel de kibitka, tente de nomades

LE MOUJIK PAKHOM 209

Derrière les kibitki sont attachés les poulains ; on leur amène leurs mères deux fois par jour; on trait les juments, de leur lait on fait le koumiss. Les babas battent le koumiss et en font du fromage. Les moujiks ne savent que boire du koumiss et du thé, manger du mouton et jouer de la flûte. Tous sont luisants dégraisse, gais, et tout l'été en fête; ce peuple est tout à fait ignorant, il ne connaît pas le russe, mais il est très affable.

A la vue de Pakhom, les Baschkirs sortirent de leurs kibitki et entourèrent l'étranger. Us avaient parmi eux un interprète, et Pakhom leur apprit qu'il venait pour avoir de la terre. Les Baschkirs lui firent fête, ils le prirent et l'emmenèrent dans une jolie kibitka. Ils l'installèrent sur des tapis, étendirent sur lui des coussins de plume, et l'engagèrent à boire du thé et du koumiss. On tua un mouton et on lui donna à manger.

Pakhom prit les cadeaux dans son tarantass * , et les distribua aux Baschkirs. Il leur donna les cadeaux et leur partagea le thé. Les Baschkirs s'en réjouirent. Ils baragouinaient, baragouinaient entre eux; puis ils ordonnèrent à l'interprète de traduire.

— On m'ordonne de dire, fit l'interprète, qu'ils t'ont pris en affection, et que nous avons coutume de traiter un hôte de notre mieux, et de rendre cadeaux pour cadeaux. Tu nous as fait des présents, dis-nous maintenant ce qui te plaît ; nous te le donnerons en échange.

— C'est votre terre, répondit Pakhom, qui me plaît par-dessus tout. Chez nous, nous sommes à l'étroit pour la terre, et la terre est épuisée, tandis qu'il y a chez vous beaucoup de terre, et de la bonne terre. Jamais je n'en ai encore vu de pareille.

L'interprète traduit. Les Baschkirs parlent,

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