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raient papillonner autour de vous : vous les embrassiez, el il me semblait voir la patrie canadienne el la patrie française réunies dans une même étreinte.
Emu, je songeais que parti de Marseilles, vous éliez venu — à trois siècles de distance— renouveller ici ce que jadis avaient accompli nos dieux. Comme eux vous aviez mis au fond de votre cœur un lambeau de la patrie 5 comme eux vous éliez parti courageusement pour vous faire canadien et vous joindre au vaillant groupe’ des pionniers de la France en Amérique. Alors—comme si vous saisissiez ma pensée—vous vous melliez à raconter à vos enfants les dangers, les sacrifices, les actes de dévouemeut et d'abnégation de ceux qui créèrent le Canada; puis, vous entreméliez celte leçon d'histoire de ces enseignements qui, lorsqu'ils sont bien compris par la jeunesse, finissent toujours par façon- ‘ner el par tremper un homme.
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is les Aujourd'hui, en corrigeant les épreuves
Jatrie de ce livre, loutes ces choses me sont re-
unies venues à la mémoire. Votre nom est tomb de ma plume, et en souvenir de ces heures éparpillées sous les sapins du petit cap, j'ai
illes, voulu offrir à vos enfants ces contes qui leur
1CE— parleront du passé. En les leur lisant, n'ou-
COM - bliez pas de mettre ces chers petits en garde
is au contre le merveilleux. Feu-follet, chasse.
trie : g'alerte, loup-garou, sorciers, revenants, ne
ment hantent réellement que la poésie populaire,
re au el sont aussi inoffensifs que ces personnages
ance de Perrault qui faisaient dire au bon
ssiez ; Lafontaine :
. Si Peau d’Ane m'était conté,
cou | J'y preidrais un plaisir extrême.
ntre-
se FAUCHER DE SAINT-MAURICE.
npris
1çon-
PRG | lésions orne :