partie :—faire un monsieur
Lorsque j'eus l'honneur de lui serrer la main, il était scieur de gang au moulin de la Grande Rivière Blanche. La journée était excellente pour tout le monde, paraît-il. D'abord, il y avait de l’eau plein l'écluse, ce qui faisait aller gaîment le travail; puis, Jérôme avait sous le bras une cruche contenant un gros gallon de whisky.
Il était alors en conversation animée avec le Joreman, qui avait réussi à réunir
une corvée extraordinaire pour mettre en marche les scies rondes, et il lui disait en ce moment :
—Monsieur, je viens vous annoncer que je suis à la veille d’une,
—D'une quoi? reprit la grosse voix de l'honnête ingénieur.
—Oui, monsieur, j'ai l'honneur de vous informer que j'en fais trois par année.
—Comment ? trois billots ! fit d’un air surpris M. Nicol, à qui on avait vanté Jérôme comme un rude travailleur.
—Je vous présente mes excuses: ce sont trois petites fêtes que je célèbre avec cette ponctualité que vous aimez tant :
l’une à la Noël, l’autre aux Rois, la trois.
ième vers la première quinzaine d'août, Je ne suis point exigeant, quant à la date.
—Je ne défends pas que l’on prenne un coup, deux, trois même, reprit M.
Nicol; cela n'empêche pas le travail, Un homme sait ce qu'il peut porter.
—Certainement, monsieur, je me range respectueusement à votre avis, avec une
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