PASSEREAUX D'HIVER
Aussitôt que le froid s'avance, Loute leur troupe arrive, immense, Et s'appelle du haut des airs.
Puis, de Ia plaine désolée,
Chacun prend bientôt sa volée
Pour aller audelà des mers.
52 Les passereaux d'hiver
Les hirondelles les premières,
Et les mouettes les dernières Partent. ‘Tout seuls, les passerçaux, Sans craindre la neige et le givre, Avec nous consentent à vivre
Jusqu'au retour des jours plus beaux.
Il faut les voir, ces oiseaux frèles, A la neige tendant leurs ailes,
Braver et le froid et le vent, |
Lorsque tout le monde frissonne, | Leur rapide essaim tourbillonne |
Gracicux autour du passant.
HR
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Les passcreaux d'hirer
C’est une course échevelée
Sur la gouttière dentelée
Par les glaçons. Ce sont, dans l'air, Des zig-zags et des courses folles, Des chutes et des Cabrioles
Aussi changeantes que léclair,
Couchés dans vos chaudes voitures, insevelis dans vos fourrures,
Les avez-vous vus accourir Chercher sur la terre gelée
La petite graine oubliée
Qui les empêche de MOurir ?
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54 Les passereaux d'hiver
Le froid est noir, l’hiver est rude :
Mais soyez sans inquiétude
Pour ces hôtes de nos frimats :
Le Dieu qui fait mouvoir leurs ailes Met dans leurs petits cœurs fidèles
Un sang qui ne refroidit pas,
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