‹ A mes jeunes amisChapitre 11 sur 40 · IMITÉ DE L*ANGLAIS · texte numérisé non relu

IMITÉ DE L*ANGLAIS

N ministre du ciel courbé sous les offrandes Que la piété riche aux pauvres destinait^ Fier de son lourd fardeau^ lentement cheminait^ Pesant les fruits sacrés de ses saintes demandes.

c( Mon père ! ayez pitié d'un homme malheureux ^ Lui crie un indigent qui traînait sa misère : Vous avez recueilli des bienfaits si nombreux I Vous avez attendri tant de cœurs généreux ! Donnez-moi : votre marche en sera plus légère. »

« Auloiu^ ditle sainthomme^ au loin! Quels sont vos droits

Pour oser aspirer aux aumônes sacrées ?

Ce n'est point aux passans qu'elles sont consacrées ;

Au loin ! je suis en eau : chacun porte sa croix. y>

c — Mais^ mon père, jemeurs! — Eh bien ! est-ce ma faut e ?

Je vous trouve plaisant de vous en plaindre à moi :

Les gueux ont aujourd'hui la prière bien haute !

J'ai mes pauvres ; passez ! Allez servir le roi.

•i— Mon père, je suis vieux. — Je vous en félicite ;

Vous aurez moins long-temps à soufFrir ici-bas.

— Au nom de Dieu! du pain, mon père! — Passez vite ,

Importun vagabond! — Je me retire... hélas I

Laissez tomber au moins une céleste aunvdne

Sur ma faim qu'en passant vous pouviez soulager;

Vos bénédictions... — Oui, mon fils. Dieu l'ordonne :

Puisque tu vas mourir, tu fois bien d'y songer.

Mets-toi donc à genoux. — Et moi je les refuse,

Dit le pauvre d'un ton moqueur;

Passez, père, je vous récuse,

17'épuisez pas votre bon cœur.

J'ai trop foim pour courir après l'oiseau qui vole ;

To> b^nédicUons ne sauraient me □ Le don ne vaut pas une obole.

Puisque vous d&ignei me ]'o£^ir. i

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