À mes prêtres
Saint Paul écrivait un jour aux Colossiens : " Je veux que vous sachiez combien est étendue la sollicitude que j'ai pour vous, combien je désire que vos cœurs soient enrichis d'une pleine conviction en ce qui regarde la connaissance de Jésus parce qu'en Lui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science." (Col. ii,1).
C'est ce sentiment qui fait battre le cœur de votre archevêque qui vous offre ces pages qu'il a écrites en s' appuyant bien plus sur son attachement pour vous et sur sa confiance en Dieu que sur ses forces insuffisantes. Il tient à ce que vous compreniez de plus en plus comme elles sont graves et formidables les obligations qu'ont les pasteurs de travailler non seulement à leur propre perfection mais aussi au salut des âmes commises à leurs soins. C'est une charge qui serait capable de faire plier et trembler les épaules des anges : " omis etiamaiigeUcishumerisformidandum''. (Cond. Trid.). Le pasteur est obligé : quod aegrotum est curare, quod infirmum est consolidare, quod confractum est alligare, quod abjectum est reducere, quod periit quaerere, quod pingue et forte est custodire ; " de guérir ce qui est malade, de fortifier ce qui est faible et infirme, de bander et de lier ce qui est rompu, de ramener ce qui a été rejeté, de rechercher ce qui a été perdu ou égaré, de conserver ce qui est fort."