‹ A messieurs les électeurs le [i.e. de] la division de Rougemont [microforme]Chapitre 1 sur 10 · A messieurs les électeurs le [i.e. de] la division de Rougemont [microforme] · texte numérisé non relu

A messieurs les électeurs le [i.e. de] la division de Rougemont [microforme]

Après les graves événements qui vienhent de se pas: ser au sein de la Législature, il est de mon devoir d’aller en personne ‘ans les diverses paroisses de la division de Rougemont pour vous donner certaines informations qu'un grand hombre d’entre vous ne pourraient pas obtenir autrement, et aussi pour vous rendre compte de ma conduite comme votre mandataire.

Néanmoins, comme je ne puis faire ces visites dans les paroisses que le dimanche, et qu'ilme faudra un temps assez long pour faire le tour de la division, jai cru devoir vous donner de suite quelques détails plus importants au sa a d’une lettre que vous aurez tous | lue quand j’aurai l'avantage de vous rencontrer. 4

Je serai sans doute forcé de repéter biendes choses qui à ont été dites par d’autres, mais j'écris ceci principalement pour ceux qui ne voient pas habituellement Îles f journaux, qui ne sont pas suffisamiment au fait de la ‘à situation politique actuelle, et qui ont besoin d’explications claires et détaillées.

La session qui vient de finir, Messieurs, m'avait paru l! commencer sous d’assez favorables auspices, Le re- À maniement miaistériel de l'automne dernier avait fait monter au pouvoir un homme sur lequel le pays comptait tant comme réformateur z6lé que comme Hbéral sincère, ayant la volonté de faire le bien et Ja capac: té de le réaliser. Cet homme arrivait au pouvoir av: | 4

#ae réputation politique intacte, une grande influence personnelle, et conséqueinment de puissants moyens action: Nous attendions bearicoup de lt, et j'avoue que, sans me faire illusion sur !a force individuelle de eet homme, j'avais confiance en lui: je lai croyais le désir de commencer sérieusement l’œuvre des réformes ; je lui attribuais des principes sérieux en fait de libérakismne, je lui snpposais une grande énergie de caractère qui le méttrait à la hanteur des difficultés que je prévoyais devoirentraver sa volonté ; je Pai loué d'avoir accepté un portefeuille, et j'ai contribué à le faire élire unanimement, et à décourager toute velléité d'opposition à son égard.

Je n'avais pas même pensé, quand nons élisions lPHon. M. Sicotte, car vous avez tous compris que c’est le lui que je parie, quand nous élisions, dis-je, PAon, M. Sicotte sans opposition, à fui demander certaines explications surquelques unes des principales questions politiques. Ba confiance des électeurs du Comté de St. Hyacinthe en lui était si entière que Faurais cru faire injure-et à eux et à lui si j'avais eutrenu le moindre doute sur ces principes où ses intention,

Permettez-moi, maintenant, Messieurs, de. vous demander où nous en sommes de cetie concentration d’esspérances, en quelque sorte, sur un hommie qui n’en a réalisé aucune? Qu'’a-t-il fait de ce que nous attenions de lui avee justice? Il a quelque fois parlé en homme libéral, mais il a invariablement agi en sens inverse, et quand nous avions la bonhoinie d'espérer qu’il influenceraït le ministère vers le bien, nous devons avouer aujourd'hui que bien profonde était notre erreur puisqu'il s'est à peu près constamment laissé dominer ans le sens du inal.

Les injustices flagrantes, les criantes iniquités, Jes hontes de la session sont là pour le prouver.

Page 1