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Céminaire de Québec.
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Le 3, Québec 4
J'accepterai vos votes avec reconnaissance, mais je ne désire pas vue vous me les donniez, si vos convictio! les portes sur mon adver-' OTHE saire. 1 à do On a remarqué que je n'ai pas fait de reproches à M. Houde Je : SME, vous dirai franchement que je ne puis approuver la conduite de ces can- | « 1964
didats qui se dévorent aux portes des églices ; une telle conduite n’est ni respectable, ni chrétienne ; dans un temps d’élection la loi de la charité chrétienne doit être observée comme dans tout autre temps surtout quand on parle devant la maison de Dieu,
Si j'eusse voulu suivre l'exemple 44e m’a donné mou adversaire M. Hôude, et descendre dans le secret de sa vie privée, j'aurais sans aucun doute trouvé à redire contre cet homme prit, G
J'aime mieux perdre mon élection platôt que de la gagner en me servant de moyens qui répugnent à un honnête homme, à un homme respectable.
Si'M. Houde tient absolument à ce que je lni fasse des reproches sur sa conduite parlementaire, je pourrais lui demander compte de la taxe sur les contrats qu’il a votée en 1878 :
Je pourrais lui demander compte de l'argent qu’il a voté pour faire venir des émigrés des anciens pays, tandis qu'il n’a pas voté un seul
ilsou pour aider nos compatriotes à revenir des Etats-Unis.
Je pourrais lui demander ce qu’il a fait pour l’agriculture depuis 5 ans qu'il est en Chambre.
Je pourrais lui demauder compte de la partisannerie aveugle qu’il a montrée pendant tout le temps qu’il a été au Parlement se traînant à plat ventre devant les ministres pour en obtenir des faveurs pour lui même et pour ses enfants.
Je pourrais lui demander compte de la prossion injuste qu'il a exercée auprès de M. Sénécal pour lui imposer son fils qui sait à peine signer son nom, et qu’il a été obligé de lui renvoyer, avec son ignorance.
Je m'arrête. Il vous faut, Messieurs, un représentant qui soit capable de marcher droit sans jamais faire le chien couchant devant les ministres.
Un représentant qui n’ait en vue que son devoir, et vos véritables intérêts : et non un candidat qui ne cherche qu’à s’engraisser avec les siens.
. Sans vouloir me flatter, j'ose croire que je serai cet homme-là si vous m’honorez de la majorité de vos suffrages.
Le Journal des Trois-Rivières de jeudi dernier. contient une correspondance con’.e moi; elle est signée “ Jean l’Electeur ” : c'est un nom emprunté : le vrai nom c’est “ Jean-le-timbré.”” IL est difficile de rassgmbler autant de niaiseries en si peu de mots.
Je ne prendrai pas la peine de répondre.
Dans le même n'iméro, le Journal des Trois-Rivières enseigne une
No. 5880.
Trois-Rivières, P, Q., Canada,
Le présent est pour certifier que le frère Lonis T. Dornis, maître franc-maçon, a été démi mis de la loge Shawinigan No. 25, en bonnes conditions et que ses honoraires ont été complètemen: payé.
æ— Donné à Trois-Rivières, ce 15me jour d’avril 1880, sous notre sing et le sceau de lu loge.
(Signé) Gxrorce D. TYLer, V, Maître.
Alex, MeKelvie, Secrétaire.
Nous soussigné, curé de la paroisse de St-Grégoire-le-Grand, dans le diocèse des Trois-Rivières, certifions à tous ceux qui les présentes verront que le porteur, Monsieur L. T. Dorais, est mon paroissien et qu’à ma connaissance, il remplit ses devoirs comme catholique, et par conséquent je ne le considère pas comine franc-maçon.
En foi de quoi nous-avons signé les présentes à St-Grégoire-le- Grand, le 17 Novembre 1881,
J. K. PANNETON, Ptre.
Curé de St-Grégoire.
Je dois vous faire observer que le Révérend M. Panneton, curé de. St. Grégoire, ma paroisse, m'a donné le certificat ci-dessus sur l’avis du Très-Révérend Messire Chs, Olivier Caron, Grand-Vicaire, et administrateur du Divcèse des Trois-Rivières.
Ceux qui ne seront pas satisfaits d’une opinion bâsée s:r le témoiguage de ces deux éminents personnages, sont D te il n’est plus nécessaire de s'occuper d'eux.
Je dois vous observer aussi que si je n’ai pas demandé mon certi-
ficat de décharge plus tôt c’est que mon confesseur me disait que ce
n'était pas nécessaire, et qu’il était suffisant pour ae ma religion d’avoir abandonné la franc-maçonnerie.
Plus tard j'ai su que mon nom était inscrit comme ,franc-maçon dans u fui livre. qu'on appelle. “Directoire,” aussitôt j'ai demandé ma dééliarge et je l’ai eu sans difficulté.
De plus, le Messager de Nicolet, qui est publié dans la ville de Nicolet, me rend témoignage dans les lignes suivantes :
“ Nous n'avons rien à dire contre M. Dorais, que nous croyons être “ un homme parfaitement intelligent, honorable et conservateur.
“ À l'issus de la messe, dimanche dernier, le nouveau candidat # M, L. T. Doruis, a fait distribuer deux ou trois centsjprogrammcs aux “ électeurs de Nicolet, Dans ce programme il se déclare conservateur “ et franchement et essentiellement catholique. ”
Après un pareil témoignage sortant de si haut, je puis poser ma candidature fièrement devant les électeurs du comté de Nicolet.
Si c'était nécessaise, je pourrais produire d’autres certificats signés par des personnes très-éclairées et infiniment respectables ; mais ne serait-*e pas mettre en doute la valeur des témoignages de M. l’administrateur du diocèse, et de M. le curé de St. Grégoire, et du Messager de Nicolet ?
Des certificats, j'en ai suffisamment pour satisfaire toutes les personnes qui désirent de bonne foi connaître la vérité et me rendre justice,
Ainsi c'est prouvé clair comme le soleil que je ne suis pas francmaçon et que je suis un honnête homme; et que par conséquent tout bon catholique peut en conscience voter pour moi s’il est convaincu que je suis qualifié pour le représenter en Parlement.
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Le Journal des Trois-Rivières de jeudi dernier. contient une correspondance contre moi; elle est signée ‘“ Jean l’Electeur ” : c'est un nom emprunté : le vrai nom c’est ‘“ Jean-le-timbré.”’ Il est difficile de rassgmbler autant de niaiseries en si peu de mots..
Je ne prendrai pas la peine de répondre.
Dans le même numéro, le Journal des Trois-Rivières enseigne une doctrine tout À fuit étrange. Si cette doctrine était véritable, ça serait désespérant. Un homme s’est trompé, il s’en aperçoit, il uvoue son erreur ; il la répare ; et avec tout cela il ne peut obtenir son pardon.
J'ai été franc-maçon, je ne le suis plus ; je professe ouvertemont ma religion et par l'autorité du Journal des Trois-Rivières et d’autres grands savants, pareils à lui je serai privé de mes droits de citoyen, je ue pourrai plus me présenter comme. candidat duns une élection ; les catholiques qui vont voter pour moi iraient se danner. C'est étouffant.
Quand on me demande de l’argent pour des bunnes œuvres, je souscris généreusement : je devrais le cacher ; mais les circunstances m'obligent de parler. J'ai souscris pour la cathédrale de Trois- Rivières, pour le palais épiscopal de Trois-Rivières, pour l'Ecole des Frères de ma paroisse, pour des bénélictions de cluches, pour des loteries, pour les bazars, etc., etc. Mon argent a été bien reçu partout ; de tous côtés la reconnaissance me pleuvait sur la tête, #
Personne alors n’a eu l’idée de s’in former si j'avais été franc-maçon autrefois, personne n’a examiné si mes écus étaient de petits francmaçons ; on les a pris, on les a embrassés avec amour.
Quand une fois on a été reçu franc-maçon on ne peut plus s’en débarrasser de la franc-maçonnerie paraît-il, c'est comme le baptême, ça ne s’efface pas ; on est toujours sujet de la franc-maçonnerie.
.Il faut en vérité que le Journal des Trois-Rivières ait une bien pauvre opinion des électeurs du comté de Nicolet, pour êssayer de leur faire avaler une semblable sottise.
Au lieu de contrefaire le Docteur de l'Eglise, il ferait bien mieux d'aller passer quelques années dans un bon collége pour faire au moins un bout de cours d'étude, apprendre son cathéchisme, apprendre à aimer son prochain, et surtout pour se déniaiser.
Le district de Trois-Rivières en retirerait un grand soulagement. Tandis qu'il serait en frais de ire pourrait aussi tâcher
| d'apprendre comment on doit apprécier la conduite qu'il tient quand il
supporte des orangisles, qui sont les ennemis les plus acharnés des
catholiques.
Messieurs les Electeurs, je termine, et je me résume en quelques mots.
Je suis sincèrement catholique je professe ouvertement la religion catholique et j'entends vivre et mourir dans la religion catholique.
Je ” suis pas franc-maçon ni j'ai l'intention de jamais l’être.
Je suis un vrai conservateur ; mais je ne suis vendu à personne si ce n’est à ma religion et à mon pays.
Voilà mes principes franchement exposés ; si cela ne vous convient pas, Messieurs les électeurs, votez pour M. Houde, je ne vous garderai ni fiel, ni rancune.
Si mes principes vous conviennent, votez pour moi, pour un homme qui vous a fait du bien, et qui veut vous en faire encore.
Adieu, Messieurs les électeurs du comté de Nicolet ; mais à revoir le deux décembre prochain.
LOUIS T. DORAIS.
Candidat.
Saint-Grégoire, 28 novembre 1881.