‹ À oté de la rampe, comédies & saynètesChapitre 16 sur 100 · SCÈNE VIII LA MARQUISE, DUBOIS · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII LA MARQUISE, DUBOIS

LA MARQUISE

Approchez. On vous appelle Dubois?...

DUBOIS

En effet, madame.

LA MARQUISE

Vous faites là un métier dont je vous félicite. Un

homme do votre âge veiller aux plaisirs d'un libertin tel que le marquis!... Cela est édifiant. Mais c'est le moindre de vos torts. N'avez-vous pas une fille nommée Rosette, à laquelle la marquise de Verneuil veut bien s'intéresser?...

DUBOIS

Oui, madame.

LA MARQUISE

Ainsi vous prenez part aux bontés de la marquise, et vous servez les folies de son mari !... On n'a pas le caractère plus accommodant. Je connais la marquise et je veux lui apprendre...

DUBOIS

Madame, de grâce!...

LA MARQUISE

Ecoutez. Le marquis va revenir. Vous lui remettrez cette lettre et cette boîte, et lui direz que ces objets vous avaient été apportés pour lui, hier matin, — faites attention... hier matin — , de la part de la marquise. A cette seule condition je me tairai peut-être. Vous balancez ?...

DUBOIS

J'obéirai.

LA MARQUISE

Chut!... Le marquis vient. (Elle sort et dit à Dubois avant de franchir le seuil de la porte.) N'oubliez pas que votre SOrt

est entre mes mains.

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