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A propos d'Homère [microform]

Cependant, elle prononce si souvent, qu'on peut se demander si c'est toujours après instruction préalable. Mais surtout, si l'on suit quelque temps ses décisions, on s'aperçoit vite qu'elles ne s'accordent pas toujours. Parmi tant de verdicts contradictoires, y en a-t-il de vrais? Si l'on ne tranche plus aujourd'hui dans le même sens qu'il y a cinquante ans, quelle en est la raison ? La critique a-t-elle avancé ou reculé ? Quelques faits incontestables, mis en lumière par les travaux des dernières années, permettent de répondre à cette question.

Le premier (( philologue ».

Le 8 avril 1777, un jeune homme se présentait à r Université de Goltingen et demandait à être inscrit comme sludiosiis pliilologidc. Le prorecteur refusa : la philologie n'était pas l'une des ([uatre facultés. L'étudiant tint bon et l'on lit droit à sa demande. Il se nommait Frédénc Auguste

Woir.

On a souvent regardé cette date comme le début d'une ère nouvelle pour la science. Des méthodes plus précises et plus minutieuses allaient être a[)[)liquées aux auteurs anciens. La critique^ jusqu'alors peu cultivée ', allait se développer.

1. Peu cultivée, non totalement inconnue. Il est incontestable que son grand développement n'est pas antérieur à W olf. Sur l'importance de celui-ci, comme « ouvrant une « ère nouvelle », cf. J. E. Sandys : A history of dassical scholarship, III, Cambridge, University Press. 1908, p. 51- 52; H. T. Peck, A history of dassical PUilology, New- York,

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