T. W. Allen, Classical review, XX, 1906, p
Nouveaux progrès de la critique homérique.
Ce n'est peut-être pas sans étonnement qu'on lut dansla IJerlinerphUologische WodienscJirift certains articles de M. Mûlder. L'un des plus piquants est celui dans lequel il appréciait un auteur italien, M. Sacchi. Celui-ci, plein de bonne volonté, s'était efforcé de vulgariser, à Tusagede ses compatriotes, les opinions qui, pensait-il, étaient celles de l'Allemagne savante. Le collaborateur de la revue berlinoise le malmenait fort et dévoilait avec ironie les « axiomes » que supposait rt/>/7'o/-f la critique homérique ^
Ces articles et une courte brochure du même auteur 2 n'étaient que le prélude d'un ouvrage plus complet, qui parut en 1910^.
1. Berliner philologische JVochenschrift . XXVI, 1906, p. 259.
2. D. Miilder, Ilomer luid die altjonische Elégie, Berlin, Meyer, 1906.
3. D. Miilder, Die /lias iind ihre Quellen, Berlin, Weidmann, 1910.
L'auteur déclare, dans Tlntroduction, qu'il a, comme tant d'autres, admis autrefois la formation progressive de VIliade ; mais une étude approfondie Ta fait renoncer à cette conception : il a dû reconnaître lui poème, œuvre dV/w grand poète ^ 11 raille la critique subjective, les opinions multiples et contradictoires qui en sont le fruit -, les « rêveries » qu'elle prend pour des n'alités 3, le principe étrange d'après lequel les parties les plus belles doivent être les plus anciennes ^, enfin, la méthode avec laquelle on peut à volonté prouver que n'importe quel chant de VIliade est « archivieux » ou tout à fait récent ^
M. Rothe rend compte depuis trente ans, au public érudit, de tous les travaux qui concernent Homère ; ses Annuaires ^ sont universellement