Ibid., p
50 NOUVEAUX PROCiRKS DE LA CRITIQUE HOMERIQUE
d'un « rédacteur » s'eilbrçant de fondre enseml)le l'œuvre de plusieurs poètes : « car c'est précisémont une activité de ce genre, attentive surtout à l'extérieur, qui cherche à éviter les contradictions ^ » ; le poète inspiré s'en tourmente beaucoup moins.
Les diversités de langage qu'on remarque entre les parties de l'Iliade « ne sufTisent pas à établir une différence aussi grande que celle qui existe, par exemple, entre le Gœtz et Vlphigéuie de Gœthe, entre les Brigands et le Wallenstein de Schiller - ».
Qu'il y ait des additions, c'est possible ; mais on n'a pas du tout prouvé qu'elles ne soient pas dues au poète lui-même \ M. Rothe cite à ce sujet un passage très instructif de Gœthe :
11 y a certains vers d'Homère, que 1 on donne pour tout à fait apocryphes et récents ; mais j'en ai inséré moi-même de semblables dans mon poème quand il était terminé : je voulais ainsi rendre le tout plus clair et plus compréhensible, et préparer d'avance les événements qui devaient suivre '•.