‹ A propos d'Homère [microform]Chapitre 27 sur 31 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. P. Cauer, Soll die Homerhritik ahdanken ? Neue Jahrbucher fiir das klassische Altevtum XXIX, 1912, p. 98-111,

fV.

APPENDICE

It'gendes clianlées par ces poètes s'étaient lentement formées.

A quoi M. Kothe répond fort sensément : 11 ne s'agit i)as de la li'gende. il s'agit du poème. La légende a pu mettre des siècles à se développer, mais un poète réel, nommé Kuripide, Ta mise en (jL'Uvre dans un poème un. De même un poète nommé Homère a pu tout aussi bien mettre en œuvre dans V Iliade des légendes dont la formation avait duré des siècles.

Plus on rélléchira sur ces opinions des deux savants adversaires, plus on verra qu'elles représentent très exactement deux états d'esprit, qu'elles résument les principes de l'ancienne critique et de la nouvelle.

M. Cauer, survivant illustre du wollianisme, voit dans une œuvre deux conceptions qui ne s'accordent pas parfaitement ; il conclut aussitôt à deux auteurs.

M. Rotlie, plus averti, sait que la preuve ne vaut

spécialement p. 101. Comparer : G. Rotlie, Entgegnung, ihid., p. :ill-312; P. Cauer, Anhvort, ihid., p. 312; C. Rothe, Soll die Ilomerki'itik ahdanken ? Monatschrift fur hôheve Schulen, XI. 1912, p. 229-236; Dev augeuhlickliche Stand der honifirischen Frage, p. 42-'i4. M. Cauer avait même, en citant la plirase de M. Rothe sur le « développement séculaire », omis les mots essentiels « du poème ». M. Rothe s'en plaint avec raison. Nous ne songeons pas à soupçonner de mauvaise toi un savant comme M. Cauer ; mais nous signalons cette omission, caractéristique d'un état d'esprit : « développement séculaire » (de la légende) et « développement séculaire du poème » ont paru synonymes. Ainsi pensait-on autrefois.

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pas, qu'il faut distinguer la matière du poème et le poème lui-même.

Ce qui est vrai d'Kuripide l'est aussi de Virgile, de Victor Hugo, de mille et cent mille autres. Le poète, même le plus original, met en œuvre des éléments divers qui existaient avant lui. quelquefois depuis des siècles. L'ancienne critique examinait chaque fragment en lui-même ; la nouvelle le considère dans Fœuvre à laquelle il est incorpoi

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