‹ A propos d'Homère [microform]Chapitre 6 sur 31 · T. Reinach, Mithridate Eupator, Paris, Didot · texte numérisé non relu

T. Reinach, Mithridate Eupator, Paris, Didot

âÔ QUELQUES CONTRADICTIONS CONSTATEES

Si des Grecs on passe aux Latins, la récolte n'est pas moins abondante. Voici quelques exemples empruntés, pour la plupart, aux ouvrages si connus et si objectifs de M. Boissier:

CicÉRON. — 11 a passé sa vie à se contredire et ne s'en est jamais inquiétée *.

On oubliait que, dans ce charmant discours (le Pro Murena)^ il semblait que l'orateur prît plaisir à se démentir à chaque instant..., qu'il y soutenait fort si>irituellement qu'un soldat est jdus important j)our la république qu'un homme qui ne s'occupe que des arts de la paix, à la veille du jour où il allait écrire le fameux vers : Cédant aima togae. Mais les contradictions ne lui coûtaient guère et on ne lui en tenait pas rigueur*-^.

Nous le voyons, lorsque rien ne s'y oppose, se donner à lui-même de formels démentis-'.

Virgile. — Ces beaux tableaux "^ qui, pris isolément, nous enchantent, ne s'accordent pas très bien ensemble. La pensée de l'auteur n'est pas toujours aisée à saisir ; il faut souvent la comj>l(Uer et la corriger ])our la comprendre, et l'on y rencontre des con-

1. G. Boissier, Cicéron et ses amis, 9e éd., Paris, Haclielle, 1892. p. 46.

2. G. Boissier, La Conjuration de Catilina, 2« éd., Paris, Hactielte, 1908, p. 147.

3. A. Deloiime, Les Manieurs d'argent à Rome, 2» éd., Paris, Fontemoing, 1892, p. 216-217.

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