s'agit ici spécialeiueiil du VI« livre de l'Enéide
QUELQUES CONTRADICTIONS CONSTATEES
tradictions que tous les efforts d'une critique complaisante et sagace ne parviennent pas à expliquer '.
Horace. — 11 n'était pourtant pas possible, malgré son habileté, qu'il ne restât dans ses ouvrages des contradictions que les malins pouvaient remarquer'^.
Ovide. — Sans idée directrice, presque sans plan, il ne se préoccupait pas de mettre en harmonie les légendes diverses et contradictoires prises pour thème
de son ouvrage^.
SÉNKQUE ne semble pas tenir beaucoup à s'accorder avec lui-même ^.. 11 y a, chez lui, comme deux esprits différents qui se combattent, et dont la lutte l'amène parfois à se contredire "'.
LucAiN. — Au commencement de la Pharsale, Lucain avait promis le ciel à Néron, dont il était alors le favori ; il changea de langage, quand il eut encouru sa colère. Dans les derniers livres de ce poème, qu'il composait en silence et où il mettait toutes les rancunes de sa vanité blessée, il reprochait amèrement
1. G. Boissier, La religion romaine, 7^ éd., Paris, Hachette, 1909. I, p. 282 ; cf. itnd., pp. 228-229, 282-285. 296-298; E. Norden, Aeneis, Buch VI, Leipzig. Teubner, 1903. p. 10-16, 109.