SON ÉMINENCE LE CARDINAL BÉGIN A L'AUTEUR
Quésec, 20 sANvIER 1919.
Monsieur C.-J. Magnan, Inspecteur général des Écoles catholiques.
Cuer Monsreur,
Laissez-moi vous féliciter de la bonne et forte étude que vous venez Lo area dans l'Action Par contre la contrainte ire, étude appuyée sur des chiffres et des faits, et qui montre que nos compatriotes de la Province de Québec n’ont pas besoin de la menace du fouet pour marcher dans la voie du progrès.
Rien, à mon sens, ne justifierait ! Etat d'imposer aux parents, de qui relève tout d l'éducation des enfants, cette obligation scolaire en faveur de laquelle se fait actuellement toute une campagne et qui, dans plusieurs Pays, asocie par un lien étroit à la neutrali religieuse.
Votre étude, cher monsieur Magnan, mérite d’être mise en brochure et d’être répandue partout.
Veuillez agréer, avec mes félicitations, l'expression de mes sentiments les plus dévoués.
t L.-N. Card. Bim, Arch. de Québec.
nen
Québec, 14 janvier 1919.
A M. le Directeur de L’Action Catholique.
MonsIEUR,
Plusieurs journaux ont publié, il y a quelques jours, le
texte de l’intéressante conférence de M. le sénateur Dandurand sur l’instruction obligatoire. Ce n’était pas mon intention de revenir sur ce sujet, car je n’ai pas le temps de faire de la polémique. Mais comme l’honorable M. Dandurand invoque à plusieurs reprises mon témoignage au cours de sa dissertation si courtoise de ton et si élégante de forme, je réclame le droit légitime de m' expliquer une dernière fois. De plus, M. Dandurand a fait siennes les remarques de M. l’abbé Dubois, remarques où je suis mis en cause de la première à la dernière ligne. J'ai donc double motif de demander le loyal usage de la presse, puisque l’article de M. l’abbé Dubois a été reproduit dans plusieurs journaux.