‹ A propos d'instruction obligatoire [microforme]Chapitre 3 sur 40 · I. POUR LE PROGRÈS SCOLAIRE · texte numérisé non relu

I. POUR LE PROGRÈS SCOLAIRE

Comme l’honorable M. Dandurand, comme M. l'abbé

Dubois, je suis un ardent partisan du progrès scolaire ; j'ai consacré ma vie entière à cette cause sacrée. Jamais nous

0 Er lettre a été publiée dans l' Action Catholique et la Presse du 14 janvier 1919

ne dépenserons trop d'efforts au service de l’école primaire, complément nécessaire de la famille, sanctuaire jusqu’ici inviolé dans la Province de Québec, où se développe parallèlement et harmonieusement le double génie français et catholique que nous ont légué nos intrépides ancêtres. Je suis parfaitement d’accord avec mes deux distingués contradicteurs sur la nécessité urgente de perfectionner et de mettre au point le programme d’études, de favoriser de plus en plus la formation professionnelle des maîtres et l’élévation de leurs traitements, de prodiguer les encouragements aux commissions scolaires et au personnel enseignant. Et ce travail n’est plus à commencer : il s’accomplit méthodiquement et avec succès, mais sans fracas. La tâche n’est pas finie, loin de là ! C’est pourquoi elle réclame de plus en plus des dévouements intelligents et des ouvriers compétents. Notre race, si fièrement française, notre province, berceau et centre de la Confédération, le Canada tout entier ont droit à de tels dévouements et réclament de tels ouvriers.

Donc, sur ce point, pas de divergence d'opinion : tout le monde veut le progrès.

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