‹ A propos d'instruction obligatoire [microforme]Chapitre 9 sur 40 · C. LE PERSONNEL ENSEIGNANT · texte numérisé non relu

C. LE PERSONNEL ENSEIGNANT

En 1906-1907, il n'y avait dans l’enseignement que 1,273 institutrices catholiques pourvues d’un diplôme modèle et 24 d'un diplôme académique ; en 1916-1917, on retrouve 2,203 institutrices catholiques munies du diplôme modèle et 228 du diplôme académique.

En 1906-1907, on ne comptait dans les écoles que 396 instituteurs et institutrices laïques catholiques sortis des écoles normales (108 instituteurs et 288 institutrices) ; en 1916- 1917 on en trouve 1,485 (248 instituteurs et 1,237 institutrices). (1)

En 1911-1912, il y avait encore 850 institutrices catholiques non diplômées ; en 1916-17, on n’en compte plus que 430, qui ne sont engagées par les commissaires que sur l’autorisation du Surintendant et après production des certificats requis par la loi. A ce train, les institutrices catholiques

(1) D'après les Statistiques de l'Enseignement de 1916-17, le total des instituteurs et des institutrices laïques (catholiques et protestants) sortis des écoles normales, s'élève à 2,565. En 1906-07, on ne comptait dans l’enseignement que 1,197 instituteurs et institutrices (catholiques et protestants) munis d'un diplôme d’une école normale.

16 A PROPOS D'INSTRUCTION ONLIGATOIRE

non diplômées seront pratiquement disparues d'ici à cinq ans. La proportion des institutrices protestantes non diplômées est bien plus considérable que celle des institutrices catholiques : 256 en 1916-1917.

Élèves fréquentant les Écoles normales:

1899-1900. ..... 332 (145 protestants, 187 catholiques) 1909-1910...... 828 (155 protestants, 673 catholiques) 1917-1918...... 1339 (176 protestants et 1163 catholiques)

II y avait de plus dans l’enseignement, en 1916-1917, 6,416 congréganistes qui ont reçu une bonne préparation professionnelle dans leur maison de formation respective. (Ces statistiques sont tirées des Rapports du Surintendant et des Statistiques de l’Enseignement). (1)

(1) Devant l’Association d' Education de la Puissance (20 novembre, 1919, à Ottawa) M. J.-N. Miller, Secrétaire du Département de l’Instruction publique de Québec, et officier de ce même Dépariement depuis trente ans, a rendu le beau et loyal témoignage qui suit aux instituteurs congréganistes :

Nous admettons cependant qu'il y a encore beaucoup à faire sous le rapport des salaires et nous travaillons dans ce sens le plus activement possible. Mais je dois dire ici que, si l’on ne veut pas commettre d’injustice À l'égard de la Province de Québec en comparant les traitements payés à ses maîtres et maîtresses avec les salaires qui sont payés dans les autres provinces, il est néces ire de prendre en considération l’avantage immense que possède la Province de Québec d’avoir un grand nombre d’instituteurs et d'institutrices appartenant à des communautés religieuses. En 1915-16, 1603 Frères et 4,666 Religieuses enseignaient dans nos écoles ; ils ont tous reçu une bonne préparation professionnelle dans leurs propres écoles normales et nous les comptons parmi nos éducateurs les plus sélés et les plus compétents. Comme ils consacrent leur vie à l’enseignement non pour gagner de l’argent, mais pour un motif plus élevé, ils acceptent un traitement inférieur à celui que peuvent exiger les instituteurs laïques. Voici une des causes qui expliquent pourquoi les salaires sont moins élevés dans la province de Québec qu'ailleurs ; mais nous croyons que l’enseignement n'y est pas inférieur à celui donné dans les autres provinces.

Comme exemple frappant du dévouement de nos professeurs religieux, permettez-moi de vous citer l’exemple de Mgr Laflamme, de l’Université

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