PRÉAMBULE
Les rapports de la tuberculose et des abcès putrides ou gangrèneux du poumon sont maintenant bien connus, et des faits nombreux ont permis d’envisager la question de divers points de vue, particulièrement grâce aux travaux des auteurs français : BEZANÇCON, SERGENT, Risr, LEMIERRE, R. Mono, L. KINDBERGC, et leurs élèves. En Amérique, GRAHAM ; en Angleterre, TUDror EpwarD et ROBERTSON MARSHALL, ont également rapporté de multiples cas où ces deux maladies se trouvaient associées.
Il n’y aurait point d'intérêt à verser au dossier de ce chapitre de pathologie un cas nouveau, s'il ne s'agissait ici d’un exemple que nous croyons unique, dans la littérature française et étrangère, dabcès putride du poumon développé au sein d’un moignon de
pneumothorax artificiel.
L'existence même du pneumothorax, jadis proposé comme traitement des abcès pulmonaires, s’est révélée ici comme une véritable complication, comme une entrave à la thérapeutique
chirurgicale qui est seule véritablement curatrice.
C’est dire que cette observation permet de discuter du rôle du pneumothorax dans l’abcès du poumon. D’autre part la suppuration gangrèneuse s'est développée au sein d’un poumon antérieurement collabé pour de graves lésions pulmonaires, qui demeurèrent guéries pendant 18 mois, guérison témoignant ainsi de l'excellent résultat que lon peut obtenir par le collapsus dans
la tuberculose.
Ayant d'exposer cette observation, qu’il nous soit permis de remarquer qu’elle est enore un exemple exceptionnellemeri rare de pneumopathie aiguë développée dans un moignon de pneu-
mothorak.