‹ A propos d'un abcès putride dans un poumon collabé par pneumothorax artificielChapitre 5 sur 13 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

M°°° X..., 25 ans, consulte le Professeur VÉRAN (Nantes), pour la première fois le 18 Novembre 1932. Elle est atteinte de tuberculose du poumon gauche, dont le début apparent par une hémoptysie bacillifère remonte, semble-t-il, à juin 1927. Depuis cette époque, c’est-à-dire depuis cinq ans, M'® X. n’a suivi aucun traitement utile, bien qu’il eut été indiqué de tenter un pneumothorax artificiel sur la lésion cavitaire bien visible sur un cliché pris le 16 novembre 1928. |

Le 18 novembre 1932, il existe une cavité sous-hilaire gauche du volume d’une petite noix ; plus bas, d’autres lésions cavernulaires et, vers le sommet du poumon, des condensations assez floues. Le poumon droit est à peu près indemne. L'état général est bon, il n’y a pas de fièvre, maïs dans les crachats, l’on trouve des bacilles de Koch.

Un pneumothorax artificiel gauche est institué le 10 décembre 1932. Il est aisément entretenu en pression négative et le décollement est quasi-total.

Bientôt deviennent visibles deux fines adhérences postéroexternes qui s’étirent rapidement et n’empêchent pas la stérilisation des crachats. À dater de mai 1933, les bacilloscopies pratiquées tous les deux mois sont négatives.

Malgré l’apparente guérison, une section de brides est pratiquée pour supprimer les adhérences qui tiraillent sur le moignon pulmonaire et peuvent empêcher une cicatrisation durable. Trois brides longues et fines sont sectionnées sans incident le 7 novembre 1935. Suites opératoires normales, pas de réaction liquidienne. Le pneurnothorax continue d’être entretenu sans incident et la malade va très bien.

On envisage, pour l'hiver suivant, l’abandon du pneumothorax, lorsque le 1° mai 1936, M'° X.. est prise tout à coup de fièvre à 40°, de frisson solennel, de dyspnée et le lendemain la

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