CONCLUSIONS
1° Lorsqu'un abcès aigu putride du poumon se développe dans un moignon pulmonaire tuberculeux collabé par un pneumothorax artificiel, il faut considérer l’existence du pneumothorax comme une entrave au seul traitement vraiment efficace d’une suppuration pulmonaire collectée : la pléurotomie en plèvre symphysée,
2° Il convient, si c’est possible, d’assurer par des soustractions d’air prudentes et répétées le retour rapide du poumon à la paroi, si la guérison des lésions tuberculeuses, et leur aspect actuel, permettent de relâcher le collapsus sans risques graves.
3° La pneumotomie pratiquée le plus tôt possible est le seul traitement vraiment efficace des suppurations putrides bien
collectées du poumon collabé ou non.
4° Toute attente prolongée risque, par le double jeu de facteurs d’ordre local et général, de laisser se réveiller la tuberculose pulmonaire, qui revêt en général une forme très évolutive.
5° Lorsque abcès et tuberculose évoluent parallèlement, c’est la prédominance de l’un ou de l’autre qui doit pousser ou retenir la main du chirurgien. La pneumotomie reste indiquée quand le sphacèle et la suppuration putride semblent mettre en danger imminent la vie du malade.