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domine, si elle est très évolutive, très diffuse, et si l’abcès est torpide, peu ou pas fétide, il faut s'abstenir d'intervenir, car on risquerait par la pneumotomie, en tissu tuberculeux de provoquer une poussée granulique ou une bronchio-alvéolite. Si au contraire la suppuration putride prend le pas, et de loin, sur la tuberculose ; si par l'intensité du processus sphacélique, elle semble devoir mettre en péril, et à délai relativement bref, la vie du malade, on peut considérer que l’évolution de labcès force la main à une intervention par pneumotomie sur le foyer
abcédé.
C’est ce qui s’est produit pour notre malade. À partir du moment où son pneumothorx s’est résorbé, où son abcès s’est réduit à une toute petite poche du volume d’une noisette, à suppuration très peu abondante et non fétide, toujours hanté par la double crainte d’une reprise de la suppuration et d’un réveil de la tuberculose, nous avons imploré cette malade de se laisser pneumotomiser. Son refus entêté l’a conduite à la poussée évolutive grave du lobe supérieur que nous avons exposée plus haut, et nous a placé devant l’angoissant dilemme : pratiquer une pneumotomie sur un poumon tuberculeux évolutif, ou s’en tenir à une abstention qui laissait évoluer un processus gangrèneux
rapidement mortel.
Nous avons cédé à la sollicitation opératoire. La fièvre et les
signes généraux ont regressé immédiatement, et c’est ainsi que
s’est posée, comme se pose alors en pareil cas, la question du trai-
tement de la tuberculose après celui de l’abcès.
Chez notre malade l’unilatéralité des lésions nous a pendant quelques jours fait envisager l'éventualité d’une thoracoplastie. Le caractère fébrile évolutif de la rechute nous y a fait renoncer, car on sait le danger des résections costales dans la tuberculose fébrile évolutive.
I] eut fallu pratiquer une thoracoplastie de huit côtes, comportant aussi un désossement antérieur. Et chez cette malade au mauvais état général, à la suppuration pulmonaire à la fois putride et tuberculeuse, très abondante et fébrile, la thoracoplastie risquait d’être fatale.
Il n’est pas possible de donner des directives sur l'attitude médicale ou chirurgicale qui doit être prise dans les cas où la