‹ A Propos D'Un Cas D'Encéphalite Épidémique, Contagion Professionnelle, Chez Une Infirmière Soignant Un ParkinsonienChapitre 10 sur 21 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

RAPPEL DES OBSERVATIONS ANTERIEURES de contagion au contact de Parkinsoniens ou : de sujets porteurs de séquelles tardives postencéphalitiques.

Nous n'avons pu relever dans la littérature qu’une observation tout à fait comparable à la nôtre, en ce sens qu’elle correspond également à une encéphalite, maiadie professionnelle, contractée par une infirmière au chevet d’un parkinsonien, observation due à MM. CROUZON et HOROWITZ.

Cependant, à l’occasion d’une communication de A. NETTER à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, au cours de la discussion consécutive, M. G. PETIT a évoqué rapidement deux cas semblables, chez des infirmières.

Il y aurait donc, en tenant compte de ces derniers faits, quatre cas actuellement connus d’encéphalite, Der maladie professionnelle chez des infirmières, contractés Es en soignant des parkinsoniens.

Voici l’observation de MM. CROUZON et HOROWITZ.

« Le 15 juillet 1928, est entrée aux Chalets de la Salpêtrière,

\ « une malade de vingt-quatre ans qui présente, depuis une encé- «& phalite contractée en 1920, un syndrome parkinsonien extrême-, ki:

« ment grave, caractérisé par une rigidité considérable avec défor-

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mation du tronc et des extrémités et d’une salivation incessante. Impotente et particulièrement baveuse, son séjour aux Chalets a nécessité une surveillance assez étroite, car, depuis quelque temps, elle est devenue très agitée, L'infirmière l'a soignée avec beaucoup de dévouement. C'est elle surtout qui s’en occupait, lui donnait à manger, essuyvait sa bave très fréquemment, et il y avait des jours où la quantité de salive atteignait un litre en quelques heures.

&« Au bout de trois semaines environ, l'infirmière commença à présenter des myoclonies, surtout dans les membres inférieurs, et quelques poussées thermiques vespérales, sans cependant s’inquiéter outre mesure, Ce n'est que deux mois plus tard, fin octobre, que la malade est hospitalisée à l'infirmerie pour de la fièvre montant à 3995, de la contracture, des vomissements et du hoquet. A l'examen, on constate le tableau typique de l'encéphalite épidémique avec somnolence et myoclonies généralisées à la face et aux membres supérieurs, et surtout aux membres inférieurs dans les groupes du quadriceps et des adducteurs.

« La malade a été soumise aux injections intra-veineuses de salicylate de soude tous les jours et à 1 gr. 50 d'urotropine par la voie buccale, qui ont semblé l'améliorer beaucoup.

« Elle n'en a pas moins ultérieurement présenté deux poussées encéphalitiques. La dernière, avec troubles psychiques, agitation

et idées de suicide, cède lentement, à la reprise du traitement.

« En résumé, au point de vue clinique, il s'agit d'une contugion hospitalière évidente par une malade atteinte depuis neuf

ans d’un syndrome parkinsonien post-encéphalitique ».

Des faits plus nombreux concernent des contamina-

tions au contact de parkinsoniens ou des sujets porteurs de séquelles tardives variées. Ils sont d’ailleurs bien connus et nous n’entreprendrons pas de les citer en détail et complètement.

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