SOUQUES
Dans son rapport à la Réunion Internationale de Neurologie, sou-
ligne la contagiosité tardive au stade parkinsonien et cite des
cas de contamination familiale.
— P. MARIE et Mlle LÉvVY (1922).
Dans leur ouvrage classique, en apportent de nouveaux exemples,
— GUILLAIN, ALAJOUANINE et CÉLICE (1924).
Rapportent une très belle observation, réalisant selon leur propre
expression, « un fait presque expcrimental, et concernant la con-
taumination hospitalière d'un sujet dont le lit se trouva fâcheusement situé contre celui de deux parkinsoniens post-encéphalitiques.
« Nous avons, écrivent ces auteurs, observé récemment à la Salpêtrière un cas très suggestif où la contagion d’une encéphalitique à sa phase parkinsonienne nous a paru évidente. Dans une de nos salles était hospitalisé depuis plusieurs années un jeune homme de vingt-deux ans, confiné au lit, incapable de se lever
ni dé marcher, car il présentait une amyotrophie considérable
ERIDRT——
des membres inférieurs avec paraplégie en flexion consécutive à une poliomyélite aiguë ancienne survenue dans la première enfance.
« Ce jeune homme était couché entre deux malades atteints l'un et l'autre d'un syndrome parkinsonien post-encéphalitique absolument caractéristique avec cette Sialorrhéegsi souvent observée. Nous ajoutons que, dans cette salle, il n'y avait eu en traitement aucun €éas d'encéphalite à sa phase aiguë. <
& Vers le mois de mars 1924, notre malade paraplégique par poliomyélite ancienne x été atteint d'une encéphalite aiguë à type léthargique, ayant débutée par une légère angine avec céphalée et état fébrile et s'étant caractérisée par la prostration, le sommeil invincible, la photophobie, la diplopie, la diminution de l'acuité auditive à gauche.
« L'examen oculaire pratiqué par M. LAGRANGE à d'ailleurs montré l'existence de paralysies oculaires, ptosis, paralysies des grands obliques, paralysie du droit inférieur gauche: ces paralysies dissociées, caractéristiques de l'encéphalite épidémique ont régressé en quelques semaines. Il existait aussi des secousses nystagmiformes dans les mouvements de latéralité des veux et une diminution de l'acuité visuelle à gauche, le fond d'œil était normal. La phase aiguë de cette encéphalite léthargique x duré environ un mois, l'asthénie à persisté longtemps, maintenant le sujet est en apparence guéri,
« Notre malade était en contact incessant avec ses deux voisins de lit parkinsoniens post-encéphalitiques: l'un de ceux-ci avait encore par intervalles des poussées évolutives fébriles. Nous mentionnerons aussi, que notre malade avait l'habitude de faire les cigarettes d'un de ses voisins et de les lui allumer, car celui-ci avait une telle ruideur de ses membres supérieurs qu'il ne pouvait s'en servir pour les usages communs de la vie jour-
nalière »,