‹ A Propos D'Un Cas D'Encéphalite Épidémique, Contagion Professionnelle, Chez Une Infirmière Soignant Un ParkinsonienChapitre 16 sur 21 · LES ARGUMENTS BIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

LES ARGUMENTS BIOLOGIQUES

Fournis par les inoculations positives.

NETTER, LEVADITI et HARVIER, LASALE, etc...

Ce dernier ordre d’argument est malheureusement peu convaincant dans l’état actuel de la science, car l'identification du virus encéphalitique n’est pas acquise malgré le grand nombre de travaux consacrés à son étude.

Déjà STRAUSS, HIRSCHELD et LOEWE, Mac INTOCH et TURNBULL avaient tenté de préciser la nature du virus encéphalitique. LEVADITI, HARVIER et NICOLAU ont montré la difficulté d'obtenir des inoculations positives de l’animal tant par les fragments du névraxe que par les produits de sécrétion, même chez le lapin, animal d’expérience le plus sensible cependant au virus de l’encéphalite. Par contre, lorsqu'une souche fixe peut être . obtenue, les passages en série deviennent aisés.

Cette rareté des inoculations positives ne laisse pas d'être déroutante. Successivement FLEXNER et ARNOSS, STERN, RETTE et WUNNER, devant la négativité de leurs résultats ont été jusqu’à mettre en doute la spécificité de la maladie expérimentale chez le lapin. LEVADITI s’explique le phénomène par une auto-stérilisation du virus dans les centres nerveux. Et cependant, la clinique apporte des notions absolument contradictoires. Pourtant des cas d’inoculation positive de longs mois après le début de l'affection ont été signalées par NETTER, CÉSARI et DURAND.

Ces auteurs ont d’autre part, mis en évidence le virus dans le filtrat des glandes salivaires d’un lapin

Lab ee

encéphalitique. LEVADITI, HARVIER et NICOLAU l'ont retrouvé non par cathétérisme du canal de Sténon, mais dans le culot de centrifugation de la salive mixte avec

les éléments des cellules épithéliales, ce qui leur avait permis de déceler les porteurs sains de germe dans l’en- tourage des malades.

| Par contre, CROUZON et HOROWITZ essayant de dona ner à leur observation clinique une base expérimentale, ont inoculé la salive et les sécrétions nasopharyngées de leurs deux malades à 12 LPS par voie intra-cérébrale : aucun résultat positif n’a été observé et l’émulsion cérébrale des animaux inoculés, injectée à d’autres lapins n’a provoqué elle-même aucun trouble encéphalitique. Les auteurs ne concluent, d’ailleurs, aucunement à l’absence du virus dans la salive mais simplement à la délicatesse des expériences qui ne réussissent pas dans tous les cas. Si bien que les arguments cliniques et en particulier les contagions par la salive, à partir des formes parkinsoniennes ont actuellement plus de valeur que les arguments biologiques et expérimentaux pour démontrer la persistance du virus encéphalitique dans les centres nerveux.

LE

Si la contagiosité de l’encéphalite à sa phase tardive peut être considérée comme un fait certain, on peut également admettre comme démontré que l'élimination du virus se fait par la salive, ainsi qu'il résulte des constatations cliniques (GRENET, NETTER, etc...), anato- | ne ARNeETReS (Nerter et H. DURAND, etc...), biolo-

Cette oboton st virus n’est vraisemblablement pas constante, mais se fait probablement de facon discontinue, au moment des phases évolutives de la mala-

} die, coïncidant avec des crises d’hypersalivation dont la D. constatation est normale au cours des poussées d’aggra-

PACE NE TONETÉ ES RUE NT MOTO 7 ui ETS . y F1 TA ‘A tre A ie di à TE ? VS ETREES y, ‘4 2 vation chez les parkinsoniens, qu'il y ait en même temps GA | ou non d’autres phénomènes, tels que la fièvre, la leu- Ë cocytose sanguine ou l’hyperglycorachie venant témoi- «WE ener du remaniement lésionnel inflammatoire. à f Tous les auteurs qui ont observé des faits de conta- # gion au contact des parkinsoniens, soulignent cette

hypersalivation récemment apparue, ou récemment accrue, du sujet contaminateur.

En ce qui concerne le sujet contaminé, on admet d’une façon générale que la porte d’entrée est rhinopharyngée. La contamination peut donc à priori se réaliser

! soit directement pas les gouttelettes de Pflügge, soit par l'intermédiaire des mains du sujet contaminé, lorsque celui-ci les a souillées de salive au cours des soins de propreté donnés au malade, où de son alimentation. La contagion par l'intermédiaire d’un objet ou de linge ayant servis au patient et accidentellement souillés de salive doit être également prise en considération.

* s © ** Ld - l

Toutes les observations cliniques de contamination par des parkinsoniens concernent des sujets de l’en-

tourage immédiat en contact intime avec le patient.

À titre d'illustration de cette nécessité de la fréquence et de l'intimité du contact, rappelons que dansk deuxième cas de NÆETTER, sur deux enfants habitants avec la mère parkinsonienne, seul a été contaminé celui à. dont le caractère affectueux le conduisait à rester le ‘1 L plus souvent près d'elle assis sur ses genoux des aprèsmidi entières. Rappelons encore, que le sujet de MM. GUILLAIN, ALAJOUANINE et CÉLICE semble avoir été vic-

time de sa gentillesse qui l’amenait à « suppléer son …

< voisin, (particulièrement sialorrhéique), dans tous les | «actes de la vie quotidienne, notamment dans la con- «fection et l'allumage des cigarettes ».

Dans l'observation de CROUZON et HorowITZ et Dr: dans la nôtre, l’infimière contaminée était particulière- À ment dévouée à un parkinsonien en poussée évolutive û largement sialorrhéique et dont l’impotence quasi-absoa lue, exigeait des soins minutieux et répétés. pe __ Ilest certain que la profession d'infirmière soignante RRE de tels parkinsoniens évolutifs réalise les conditions expérimentales de contamination possible.

Page 1