OBSERVATION
M... HuGuss, 65 ans, peintre en bâtiment, vient à la consultation le 27 Octobre 1943, à l'Hôpital St-Roch, pour dypsnée. Antécédents personnels : blessure de guerre de la région lombaire et zona de la région lombaire en 1915. |
Antécédents héréditaires : père mort à 70 ans, mère morte à 42 ans (bacillose).
Antécédents collatéraux : femme, fausse-couche spontanée au 3° mois (première grossesse) ; deuxième grossesse à terme ; enfant mort à 3 mois de méningite.
Histoire de la maladie. — Le début des accidents respiratoires remonte à 2 mois environ et se manifeste par une dypsnée d'effort ; celle-ci va en s’accentuant rapidement et, au bout d’un mois après les premiers accidents, la dypsnée est continue, même au repos ; elle s’accuse surtout dans les mouvements expiratoires. L’inspiration est peu ou pas gênée. L’inspiration s'accompagne d’un bruit de cornage net ; dypsnée et cornage s’intensifient pendant la nuit, en position couchée, obligeant le malade à prendre une position assise ; néanmoins celui-ci ne suspend pas son travail.
Depuis le début, le malade ressent une sensation de chatouillement qu’il situe dans la trachée et qui déclanche des quintes de toux. Il existe une expectoration muqueuse dont le rejet est gêné, au dire du malade, par une sensation de corps étranger. Il y a 20 jours a eu lieu une première expectoration sanglante, suivie d’une deuxième, cinq jours après. Il n’y a jamais eu rejet de fragments de tumeur. Aucun trouble dysphonique ne s’est manifesté depuis le début de la maladie.
Il y a 20 jours, en même temps que la première expecto-