HISTORIQUE
Les monstruosités ont toujours frappé l'esprit des hommes, et la littérature abonde en histoires folkloriques de toutes sortes, fort pittoresques d’ailleurs, quant à l’apparition de tumeurs sacro-coccygiennes chez lenfant. La signification des appendices caudaux ‘a été diversement interprétée, soit comme une distinction du plus haut degré, voire même une marque de descendance divine, soit comme une malédiction ou un stigmate de dégénérescence. La description la plus ancienne de malformation tératoïde dans la région sacro-coccygienne fut faite sur une tablette cunéiforme babylonienne en Chaldée, environ deux mille ans avant Jésus-Christ. D’après la légende, l’enfant naquit avec un appendice postérieur provenant de la région sacrée et fut considéré comme de favorable augure. :
Un accoucheur, Philippe Peu, publie la première observation précise de tumeur congénitale de la région sacrococcygienne en 1694. On commence alors à renoncer aux histoires superstitieuses et à intégrer les monstres dans le cadre des phénomènes naturels. Ce n’est qu’à la fin du XVII siècle que commencent des travaux proprement scientifiques, et au début du XIX' siècle les observations apparaissent plus fréquentes. Dans le courant du XIX' siècle, se constituent les différentes théories sur la genèse de ces tumeurs. VERNEUIL, REMAK, MATHIAS-DuvAL et FoL s’attachent alors à préciser la pathogénie des endocymiens, monstruosités composées d’amas tissulaires, qui, au lieu