‹ A propos d'un cas de fibrome du poumonChapitre 13 sur 16 · INTERVENTION · texte numérisé non relu

INTERVENTION

(Docteur Lanos, chirurgien de l'Hôpital Saint-J oseph.)

Le 28 juillet, le Docteur Lanos procède au premier temps. Voici son procès-verbal opératoire :

Résection de 10 centimètres sur les septième et huitième côtes. La plèvre est libre, l’épanchement est résorbé. Iodage et tamponnement destiné à provoquer l’accolement des feuillets.

Le 5 août, Deuxième temps opératoire.

La plèvre apparaît très tendue, rouge, et la palpation montre qu’elle est sous-tendue par un bloc très résistant, ne donnant aucune sensation de rénitence.

Une ponction est pratiquée, à 10 centimètres de profondeur à l’aide d’un gros trocart de 5 mm. de diamètre.

La pénétration de ce trocart donne la sensation

précise d’une tumeur dense, de consistance homogène. Cette sensation est absolument celle que l’on éprouve au moment où le trocart pénètre dans un gros fibrome.

L'hypothèse d’une tumeur solide ayant été exclue, nous n'avions pas préparé le trocart emporte-pièce, destiné aux prélèvements biopsiques. Pour prélever un fragment de la tumeur, en vue de son examen histologique, on pratique une incision : la tumeur se montra extrêmement hémorragique et Pabondance du saignement obligea le chirurgien à ne prélever qu’un fragment relativement superficiel.

Tamponnement.

Suites opératoires simples.

Au cours de l'intervention, il apparut que le volume considérable de la tumeur, ses connexions anatomiques et l’état assez précaire de la malade interdisaient l’extirpation.

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