‹ A propos d'un cas de fibrome du poumonChapitre 15 sur 16 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Les difficultés que présente le diagnostic des tumeurs intra-thoraciques sont considérables et peuvent porter sur plusieurs points :

I. Siège de la tumeur. — Notre observation montre qu’il est parfois extrêmement difficile d’assigner à de telles tumeurs un siège intra-thoracique ou intraabdominal.

Dans notre cas, c’est la création d’un pneumothorax, suivie d'injection lipiodolée, qui seul a permis de déterminer le siège exact de la tumeur. Cet exemple confirme l'intérêt que présente l’emploi du lipiodol dans l'exploration de la cavité pleurale.

IX. Nature de la tumeur. — Les examens biologiques peuvent provoquer des erreurs de diagnostic. Dans notre cas, l'épreuve de Casoni et la réaction de Weinberg se sont trouvées en défaut.

UT. Importance de la sanction opératoire-et de la collaboration étroite entre les différents spécialistes.

— Malgré la richesse de nos moyens d'investigation et les discussions serrées poursuivies entre les cliniciens, les radiographes, les chirurgiens et les hommes de laboratoire, ce n’est parfois qu’au moment de l’acte opératoire que le diagnostic peut être établi; et encore n'est-il quelquefois définitif qu'après l'examen histologique.

On comprend donc combien il est important, dans ces sortes d'interventions, d'établir une collaboration étroite entre les différents spécialistes et le chirurgien.

Ce dernier, même s’il possède une solide culture médicale, doit profiter du travail qui s’est accompli avant son entrée en scène.

Quant au médecin spécialiste, il ne peut plus songer à abandonner son malade au seuil de la salle d'opérations. Il doit connaître les protocoles opératoires, surveilier le malade au cours de l’intervention, être capable d’assigner à celle-ci ses limites dans l’étendue et dans la durée, suivant les réactions du patient. Le médecin aura, en particulier, à prévoir l'apparition de phénomènes tels que le collapsus pulmonaire, les déplacements du médiastin, les déviations du cœur, qui n’entrent pas en ligne de compte dans la chirurgie des autres organes, et dominent le

pronostic des interventions dans la région thoracique.

Vu : le Président de la thèse, Troisier.

Vu : le Doyen.

Tiffeneau.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, G. Roussy.

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