‹ À propos d'un cas de luxation congénitale du radiusChapitre 12 sur 12 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous présentons l'observation d’un malade entré dans le service de M. le professeur Hartmann pour fracture du radius droit au 1/3 inférieur mais présentant une luxation radiale postérieure avec une double incurvation du radius et du cubitus. Aux dires des parents, cette difformité s'était révélée dans le premier âge, au cours d’une crise convulsive, et s'était accrue pendant la période de croissance.

Deux diagnostics pouvaient être supposés à l'examen de cette lésion : celui de fracture ancienne du cubitus avec luxation de la tête radiale ; celui de luxation congénitale du radius ; lésion pour ainsi dire exceptionnelle.

L'examen radiographique ne dévoilant aucun cal osseux, aucune synostose, symptômes de fracture ancienne ; l’examen direct du membre ne nous révélant aucune des complicatiohs habituelles à la fracture de Monteggia, nous avons penché vers la seconde hypothèse:

En sa faveur nous avons trouvé certains symptômes de congénitalité, à savoir : lallongement considérable du radius, la mobilité anormale de la tête radiale ; enfin la coexistenece d’une circoncision congénitale. La comparaison des phénomènes groupés dans notre observation et ceux

généralement décrits de luxation congénitale du radius achevait de fonder notre diagnostic.

Cette lésion, dont l’étiologie est généralement celle des : difformités congénitales, nous semble dans le cas présent constituer un vice de première formation à l'origine duquel pourrait être suspectée la syphilis héréditaire.

La luxation n’influant en rien sur l’état général, et notre malade conservant la faculté des divers mouvements, le pronostic ne peut en être que bénin, tant au point de vue vital qu’au point de vue fonctionnel.

La réduction étant impossible, le traitement de choix eut été la résection de la tête radiale avec ostéotomie, mais elle trouve des contre-indications formelles dans la faible 1mpotence fonctionnelle du membre.

La déformation excessive de l’avant-bras à laquelle se sont adaptées une statique et une dynamique particulières des muscles, un redressement osseux eut rompu cet équihbre et créé une grave impotence fonctionnelle.

Le plus sage traitement était donc de’ ne rien faire :

Primum non nocere.

Vu, pour le Doyen, Vu, le Président, ÉPPOUEHES À HARTMANN, professeur.

Vu et permis d'imprimer :

Pour le Recteur de l'Académie de Paris,

L'Inspecteur d'A cadémie, ISTRE*

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