LES DIFFÉRENTES MÉTHODES DE RÉDUCTION
Les procédés de réduction furent multiples.
Denuce écrit: «Il faut avoir soin de ne pas faire l’extension, après avoir amené brusquement le bras dans l'extension, la cavité sigmoïdienne embrassant l’épitrochlée, pourrait dans cette position opposer un obstacle. L'extension faite, le bras étant dans la flexion, et l’avant bras ramené en supination, est le traitement le plus convenable. »
VELPEAU ayant eu à réduire la luxation du malade de la première observation de TRIQUET suivit cette méthode
Traction en flexion et pronation, puis traction en
extension et supination. Ces mouvements étant com-
binés à une double pression latérale exercée sur le bras, de dehors en dedans et sur l’avant-bras de dedans en dehors. PerTiT DE LA VizLéoN fit, sous anesthésie générale, une traction sur l’avant-bras et une double pression combinée identique à celle de VELPEAU.
CHEVRIER fit d’abord de dé Ho nNds le
RE
coude étant placé à angle droit pour porter l’olécrâne en dehors, puis de l’hyper-extension avec adduction pour dégager la coronoïde, la faire passer en arrière, enfin une traction en flexion, pour arriver à la réduction complète ; mais, après le premier mouvement de flexion et adduction, la luxation latérale s’était transformée en luxation postérieure.
Bruncner aurait réduit une telle luxation sans difficulté en pratiquant l’extension sur Tl’avant-bras, la contre-extension sur le bras, et en ramenant dans la demi-pronation le membre qui était en pronation forcée.
Pour PiNGaup, il faut pour réduire, d’abord transformer la lésion en luxation postérieure. C’est cette méthode que le docteur André TrEeves a utilisée dans notre cas. Par une exagération de la déformation déjà existante (avant-bras en abduction), c’est-à-dire par une abduction forcée, il a produit la luxation postérieure. Nous pensons que cette luxation postérieure s’est faite aux dépens du ligament latéral interne qui s’est rompu par ce mouvement d’abduction forcée qui le tend électivement à l’extrême. Nous avions vu en effet dans notre expérience sur le cadavre que c'était le ligament latéral interne qui empêchait le crochet cubital de passer en arrière de la trochlée. Il est facile de procéder à la réduction une fois la Iuxation postérieure obtenue.
En somme on peut distinguer dans les procédés employés à la réduction de la luxation latérale incomplète du coude deux grandes variétés :
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