‹ A Propos D'Un Cas De Maladie De LobsteinChapitre 22 sur 29 · B. — ÉTUDE DES GLANDES PARATHYROÏDES · texte numérisé non relu

B. — ÉTUDE DES GLANDES PARATHYROÏDES

En 1920, Bauer avait constaté une augmentation de volume des parathyroïdes qui pour lui aurait été une conséquence de la fragilité osseuse. Dietrich en 1925 avait fait les mêmes constatations. Wyat et Eachern en 1932, décrivaient à l’autopsie d'un enfant atteint de fragilité osseuse de grosses lésions hémorragiques des parathyroïdes.

Mondor et Sicard en 1933, à un malade qui présentait une maladie de Lobstein, avaient extirpé deux glandules parathyroïdiens dont l’un du volume d’un haricot était nettement hyperplasié.

En 1937, enfin, Carrière et Delaunay enlevaient à un enfant, qui présentait une fragilité osseuse avec une calcémie élevée (o gr. 140), une glande parathyroïde augmentée de volume dont l'examen histologique montrait une nette hyperplasie avec forte prédominance des cellules principales foncées.

Il. — Etude radiologique.

Les données radiologiques nous permettent de préciser l’aspect général de l’os psathyrotique sur lequel les constatations anatomo-pathologiques ne nous renseignent qu’insuffisamment.

Un premier fait, sur lequel on insiste généralement, c’est la gracililé des os longs qui présentent un certain degré d’incurvation. C’est surtout au niveau

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des avant-bras et des péronés que ces caractères sont souvent le plus frappants, mais cette inflexion se fait selon une courbe à grand rayon bien différente des incurvations d’autre origine. Mais ce qui frappe le plus c’est la perméabilité exagérée aux rayons X. Cette transparence anormale atteint tout le squelette. Le rapport de la corticale et de la médullaire est quelquefois respecté, mais le plus souvent on constate un amincissement de la corticale qui va en s’accentuant de la diaphyse vers l’épiphyse où elle est d’une minceur extrême, disparaissant même complètement quelquefois.

Il en résulte que le canal médullaire paraît élargi. Mais dans quelques cas au contraire celui-ci se rétrécit. Les points d’ossifications apparaissent à l’époque physiologique. On trouve souvent au niveau du cartilage juxta-épiphysaire des stries d’ossifications parallèles entre elles et perpendiculaires à la corticale.

Dans l’ensemble, la contexture des travées osseuses est normale.

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