‹ A Propos d'un Cas de PurpuraChapitre 14 sur 21 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Tout d’abord lorsque l'affection causale a été reconnue, il faut la traiter, et l’on voit alors le symptôme particulier constitué par le purpura, disparaître avec la maladie qui l’a provoqué.

En ce qui concerne le traitement des purpuras dits primitifs dont on ignore la cause ; la multiplicité des médications est une preuve de leur insuffisance. Millard au cours d'un purpura rebelle qui a duré neuf mois, a prescrit successivement de l’hamamelis, de l’hémoglobine, du perchlorure de fer, de l’ergot de seigle, du sulfate de quinine, de l’antipyrine, de l’arsenic, du lactate de fer, et du charbon végétal, sans obtenir le moindre résultat.

Ce sont surtout les médicaments hémostatiques qui ont été employés.

Les sels de calcium agissent en accélérant la coagulition du sang. Leur action est surtout locale, mais ‘ls : sont également utilisés comme hémostatique général.

Wright étudiant l’action du chlorure de calcium a vu son sang coaguler une minute et demie, au lieu de cinq après injection de ce sel. — Pratiquement les résultats obtenus sont variables, mais en aucun cas le chlorure de calcium n'a agi comme médicament vraiment spéci-

fique. es

ELAGIES

On a utilisé l'injection sous la peau de serum artificiel gélatineux. Carnot injecte vingt à cent centimètres cubes d’une solution de un à cinq pour cent. |

Des expériences ont été faites pour rechercher la valeur de l’action de la gélatine sur la coagulabilité du sang.

Tout d’abord Gley et Camus injectent du sérum gélatineux dans le péritoine d’un chien. Puis, sacrifiant l’animal, ils retrouvent la même quantité de sérum qu'ils ont injectée. La gélatine n’a donc pas été absorbée. S'ils observent une légère différence, ils l’attribuent à une solu bilisation par les leucocytes qui suffirait à la rendre inactive.

M. Labbé et Froin ont également fait des recherches qui ont été négatives. Ils donnent comme exemple l’observation suivante

« Charles D..…., électricien, 26 ans. Entre à l'hopital Cochin le 14 septembre 1902 .Rien à noter dans les antécédents. Depuis quelques mois fatigue et excès alcooliques. Il entre pour des arthrites légères des membres inférieurs avec éruption de taches purpuriques très confluentes au niveau des cuisses,

« Pas d’hémorragies ni de troubles viscéraux. Pas de fièvre.

Pendant le séjour à l’hopital il se fait trois poussées de taches purpuriques sans fièvre et sans trouble de l'état général. — Guérison complète le 3 novembre. Injection de sérum gélatiné à 1 pour cent.

16 octobre : Coagulation du sang, 20 minutes.

HIT Us.

17 octobre : Coagulation du sang, 25 minutes.

18 octobre : Coagulation du sang, 27 minutes.

19 octobre : Injection de 5o centimètres cubes de sérum. Coagulation 10 minutes avant l'injection : 31 minutes. Coagulation 4o minutes, après 28 minutes.

0 octobre : Injection de 5o centimètres cubes de sé rum. Coagulation 1 heure après : 31 minutes.

24 octobre : Injection de 5o centimètres cubes de sé: rum, Coagulation 10 minutes avant : 22 minutes. Coagulation r heure après : 14 minutes. Coagulation, A0 après : 22 minutes, Coagulation, 8 heures après : 26 minues.

Lorsqu'on compare les chiffres obtenus: avant et après les injections on constate un écart de quelques minutes dans le temps de coagulation. Mais cet écart est pratiquement négligeable.

D'ailleurs le fait que trois poussées éruptives se sont reproduites, prouve bien le peu d’action de la médication.

Depuis quelques années on a tenté la transfusion du sang, sans obtenir des résultats bien satisfaisants. Et cependant on serait en droit d'attendre de bons effets de cette thérapeutique puisqu’au sang en état de déséquilibre et dépourvu de plaquettes on mélange un sang normal.

Les sérums d'animaux, les sérums thérapeutiques (antidiphtérique) ont été employés.

Certains cas ont paru améliorés par l'adrénaline, en injections sous-cutanées ou par la voie buccale.

Ce fait avait même fait admettre une théorie surré-

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