A TOUS MES MAITRES DANS LES HOPITAUX
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INTRODUOTION
Le sujet que nous traitons aujourd’hui n’est pas nouveau. De nombreux auteurs ont étudié cette question.
Hayem, Lenoble, Grenet, Apert ont contribué par leurs recherches à établir l’étiologie et la pathogénie des éruptions purpuriques,
Alibert, puis Merklen, Thibierge et Lenoble ont cherché à établir une classification et des formes cliniques.
Mais la multiplicité des classifications, les théories nom. breuses invoquées pour expliquer la pathogénie ; enfin l’inefficacité du traitement, font de ce syndrome un chapitre important de la pathologie du sang.
Il est intéressant par le pronostic souvent grave qu'il comporte dans les maladies qu’il accompagne. D’autres fois il constitue le symptôme prédominant, masquant même par son intensité le tableau clinique de l'affection causale qu'il est parfois difficile de déterminer.
L'observation personnelle que nous publions à la fn de ce travail en est un exemple. C’est l'intensité des symptômes et l'impossibilité de lui trouver une cause précise qui nous ont décidé à étudier de plus près cette affection, et à faire de cette étude le sujet de notre thèse de Do:-
torat.
https://archive.org/details/1IA41 547121 0040
DESCRIPTION - ÉTIOLOGIE - CLASSIFICATION
Description
Le purpura est une éruption caractérisée par une hémorragie interstitielle de la peau se produisant spontané: ment. Gette spontanéité permet à lui seul de distinguer les ecchymoses de nature purpurique, des ecchymoses traumatiques.
L'éruption se présente la plupart du temps sous plusieurs aspects : ce sont au moindre degré, des pétéchies, petites hémorragies punctiformes séparées les unes des autres, dont la grosseur varie d’une tête d’épingle à une Jentille. Un degré de plus, et ce sont des ecchymoses véritables, de forme irrégulière pouvant devenir confluentes.
Lorsque l’éruption existe à la région lombaire, elle y revêt souvent un caractère particulier : ce sont des tratnées hémorragiques allongées qui portent le nom de vibrices.
Ces taches ne s’effacent pas à la pression ; ce caractère permet de les différencier des taches des divers érythèmes. Tantôt l'éruption cutanée existe seule, tantôt on la rencontre sur les gencives et le voile du palais. D’autres
fois elle s'accompagne d'hémorragies qui peuvent même
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devenir prépondérantes. C'est alors le purpura hémorragique. Entre ces deux formes il existe de nombreuses formes de transition.
En même temps que l'éruption purpurique caractéristique, on peut rencontrer des éruptions de caractère très différent : ce sont soit des bulles de pemphigus, soit de l'urticaire, soit des placards érythémateux s'effaçant sous la pression du doigt, soit du zona véritable ou des éruptions zostériformes.
Potain signale des cas où des placards érythémateux ont
précédé de quelques jours les ecchymoses.
Étiologie
L'éruption du purpura est toujours sous la dépendance d'une infection ou d'une intoxication. Si l'affection initiale est bien déterminée on dit que le purpura est secondaire. Dans d'autre cas, soit que le purpura constitue le symptôme initial ou que sa cause ne puisse être déterminée, le purpura est dit primitif. Mais dans tous les cas, il est probable qu'il existe une intoxication ou une infection qui ont été les causes véritables. Des causes occasionnelles permettent l'apparition de l'éruption. Le froid, la fatigue, le surmenage ont été ineriminés.
Lasègue en décrivant les purpura des sergents de ville a montré l'influence de la station debout.
Toutes les maladies infectieuses peuvent s'accompagner de purpura. On le rencontre fréquemment dans les fièvres
éruptives dont il aggrave en général le pronestie. Les
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formes de variole hémorragique sont presque toujours précédées de rash purpurique. Dans la scarlatine il est moins fréquent. Plus rarement encore on le rencontre dans des formes hémorragiques de varicelle,
Dans les diphtéries septiques, où l'on rencontre une association du bacille de Lœfler et du streptocoque il est fréquent. On observe assez souvent des hémorragies nasales et pharyngées tenant à la fois aux lésions du sang et aux lésions locales dues à Finfection diphtérique.
Dans les méningites il est assez fréquent et son importance au point de vue du pronostic est telle, que sa présence seule permet de prévoir la mort à brève échéance.
Les éruptions purpuriques peuvent y être tellement intenses, que ces cas ont été désignés par les auteurs anglais sous le nom de mort noire (black death).
L'apparition du purpura au cours de la méningite traduit presque toujours le passage du méningocoque dans le sang, la méningococcémie. Des coupes pratiquées au niveau des taches purpuriques ont permis dans certains cas de déceler le méningocoque de Weischeblaum.
Les infections broncho-pulmonaires, la peumonie, les infections génito-urinaires, les staphylococcies graves, les endocardites infectieuses, s’'accompagnent souvent de purpura.
Enfin, on le rencontre parfois au cours d’intoxications diverses (phosphore, mercure, arsenic, oxyde de carbone).
Parmi les intoxications médicamenteuses il faut signaler l’intoxication par les iodures, l’antipyrine. Grenet si-
gnale l’intoxication par le salicylate de soude.