‹ A propos d'un cas de pyélonéphrite à gonococques chez un enfantChapitre 13 sur 23 · REIN DROIT REIN GAUCHE · texte numérisé non relu

REIN DROIT REIN GAUCHE

Eau-(en: 2eme seen 45 eme. 4 eme.

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Les deux reins fonctionnent donc d’une façon différente. Le rein droit, qui est malade, donne une quantité d’eau beaucoup plus forte, une quantité d’urée au litre beaucoup moindre ; il présente donc un pouvoir de concentration pour l’urée beaucoup plus faible que le rein gauche. Mais les urines contiennent une quantité assez minime d’'albumine en proportion du pus ; on ne trouve pas de cylindres qui permettent d’affirmer qu’il y a une altération profonde du parenchÿme rénal. On n’a pas trouvé de bacilles de Koch dans les urines recueillies séparément dans chaque uretère et dans les urines totales. Un cobaye a été inoculé le 2 décembre 1925 ; le 16 janvier, 11 n'avait pas maigri et ne paraissait pas être tuberculisé.

La réaction de Bordet-Wassermann est négative, le

eg:

Hecht légèrement positif, la cuti-réaction à la tuberculine positive.

L'enfant n’a pas eu de vulvo-vaginite appréciable pendant son séjour à l'hôpital ; cependant, on a trouvé dans les secrétions vaginales de nombreux gonocoques, associés au bacillus culi communis.

Le traitement a été conduit de la manière suivante :

Du 10 au 18 décembre, on a pratiqué neuf injections intramusculaires de 60 eme. de sérum antigonococcique de l’Institut Pasteur, au total 540 eme. Il n’y a pas eu de modification appréciable des urines.

Du :9 au 23 décembre, l’enfant à eu une réaction sérique avec une poussée fébrile jusqu’à 38°8, une éruption ortiée prurigineuse au niveau du ventre et des cuisses.

Ensuite on lui a injecté du stock vaccin antigonococcique de l’Institut Pasteur, qui contient environ 4 milliards de gonocoques par millimètre eube. Le 3r décembre, les 2, 5 et 10 janvier, on lui en a injecté 1 eme.

Après la troisième injection, les urines deviennent claires, ne contiennent que des traces de pus et des traces d’albumine ; à l’examen direct et par culture, on ne trouve plus de gonocoques.

Le 10 janvier, les traces d’albumine et les éléments cellulaires ont disparu.

Ce traitement spécifique a été associé au traitement médical classique : repos au lit, régime lacté, puis lactovégétarien déchloruré, diurétiques, sirop de térébenthine, etcrelc

On a pratiqué à plusieurs reprises des lavages vésicaux au nitrate d'argent. ;

L'enfant quitta l’hôpital dans les premiers jours de

Re

février, tout à fait réablie, avec une reprise de poids de deux kilogs.

IIT. — PATHOGÉNIE

A. — PoiNT DE DÉPART DU GONOCOQUE

L'uréthrite gonococcique est exceptionnelle chez le petit garçon.

Par contre, les vulvo-vaginites s'observent assez fréquemment dans l'enfance. La béance des organes génito-externes des petites filles peut expliquer qu'elles seules paraissent être touchées par le gonocoque. |

La contamination se fait par les linges, les objets de toilette, plus rarement par des attentats criminels.

On retrouve toujours une vulvo-vaginite, plus ou moins évidente, à l’origine d'une pyélonéphrite gonococcique.

La vulvo-vaginite semble donc être le point de départ du gonocoque.

Il n'en demeure pas moins démontré que c’est exceptionnellement qu'une vulvo-vaginite se complique de pyélonéphrite.

On rencontre bien quelquefois, comme complication d'une vulvo-vaginite, une péritonite à gonocoques ; on rencontre bien, mais plus rarement, des arthrites, des pleurésies, des blennorrhées conjoncti-

ere vales, des dermatoses diverses, mais c’est beaucoup plus rarement encore que l’on rencontre des pyélonéphrites.

Quelle est donc la voie suivie par le microbe ? Quel est le facteur qui intervient pour déterminer cette localisation exceptionnelle du gonocoque sur le bassinet ? Tel est le problème qui reste maintenant à résoudre.

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