B. TRAITEMENT BIOLOGIQUE
A ce traitement essentiellement médical, il est indiqué d'associer un traitement biologique spécifique; c'est-à-dire la vaccinothérapie et la sérothérapie antigonococciques.
Ces deux méthodes pourront être appliquées successivement, bien que, dans le cas particulier de pyélonéphrite à gonocoques, il semble que la vaccinothérapie soit nettement plus efficace que la sérothérapie.
La sérothérapie donne surtout des résultats dans le traitement des arthropathies gonococciques.
Ailleurs, les résultats sont inconstants. Ainsi que l'exprime Paraf dans sa thèse de 1919 sur la sérothérapie antigonococcique, « pour que cette méthode de traitement donne toutes ses chances de succès, il faut que les injections soient précoces, à hautes doses, fréquemment répétées et faites dans le voisinage immédiat de la lésion. »
Le sérum doit être mis en contact aussi intime que possible avec l'organe infecté. Ces conditions sont assez difficilement réalisables dans le cas des pyélonéphrites. Des injections de sérum antigonococcique dans le bassinet, à l’aide du cathétérisme urétéral, n’ont pas été tentées. On s’est contenté jusqu'alors d’injections intramusculaires. Signalons que cette sérothérapie s'accompagne souvent d'érup-
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tions sériques et d’élévations de température, accidents qui ne présentent d’ailleurs jamais une grande gravité.
Vaccinothérapie. — Les effets de la vaccinothérapie paraissent plus constants. L’injection de vaccin est ordinairement faite par voie sous-cutanée. Certains auteurs emploient la voie intramusculaire. Lumière et Chevrotier utilisent la voie digestive. On emploie un vaccin à teneur microbienne progressivement croissante, et l’on fait deux à trois injections par semaine.
La région scapulaire a été conseillée comme moins douloureuse à la réaction locale.
Toutefois, si la vaccinothérapie antigonococcique donne de bons résultats dans les pyélonéphrites à gonocoques, son rôle semble surtout celui d’un adjuvant précieux au traitement médical proprement dit qui ne devra pas être négligé.