‹ A propos d'un cas de pyélonéphrite à gonococques chez un enfantChapitre 21 sur 23 · C. — TRAITEMENT UROLOGIQUE · texte numérisé non relu

C. — TRAITEMENT UROLOGIQUE

Dans les cas aigus graves, avec atteinte profonde de l’état général, on devra d’emblée faire en même temps un traitement local. Ce traitement local ou urologique sera aussi indiqué dans les cas chroniques et dans les cas subaigus qui résistent aux deux premiers modes de traitement mentionnés.

Le traitement urologique comprend :

a) Le cathétérisme urétéral, qui permettra de drainer le bassinet et d'y pratiquer au besoin un lavage.

b) Les lavages du bassinet. Ils seront faits avec du collargol en solution (5 à ro %) ou mieux avec du nitrate d'argent en solution (r à 5 o/1000). Ils pourront être renouvelés plusieurs fois.

c) La manœuvre de Pasteau. Avant de se résoudre au cathétérisme urétéral, manœuvre qui chez l’enfant nécessite une pratique et une instrumentation spéciales, et qui ne doit être faite que dans les cas vraiment nécessaires, on essayera tout d’abord la manœuvre de Pasteau. |

Elle consiste à déterminer une distension vésicale en injectant un liquide dans la vessie. On emploie en général de l’eau distillée, additionnée ou non d’un désinfectant urinaire. Sous l'effet de cette distension, il se produit des contractions vésicales, urétérales et pyéliques qui favorisent l'évacuation du bassinet.

d) Les lavages vésicaux. On pourra faire aussi quel- | ques lavages vésieaux avec du sérum antigonococcique, ou avec une solution de nitrate d'argent.

e) Les lavages vulvaires. Selon l’acuité de la vulvovaginite, qui, à la période de la pyélonéphrite, peut être très atténuée, on fera journellement des lavages vulvaires avec du sérum antigonococcique, et, au besoin, quelques injection vaginales à laide d’une sonde de Nélaton.

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