‹ A propos d'un cas de pyélonéphrite à gonocoques chez un enfantChapitre 7 sur 16 · É EN GENERAL · texte numérisé non relu

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1 aise se ls = ÉTUDE CEINIQUE

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| | La symptomatologie des pyélonéphrites présente £ des caractères différents, selon qu'on la considère

e- dans la première ou dans la deuxième enfance, et .

+ mérite d’être envisagée successivement à ces deux Se périodes de la vie. |

BA À — Brune CLINIQUE DANS LA PREMIÈRE ENFANCE

Dans la première enfance, ce sont les symptômes généraux qui dominent la scène, mais leur intensité

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est variable, et on peut différencier une forme légère et une forme grave.

Forme légère. — C'est la plus communément ob-

servée. Elle se traduit de la manière suivante : L’en-

fant présente une fièvre de 38 à 39°. Les autres symptômes se résument à de la pâleur, de l’anorexie, de la diarrhée. Cette symptomatologie fruste semble en désaccord avec la température. Les malaises durent

huit, dix ou quinze jours, puis se dissipent, et tout

rentre dans l'ordre. Si un examen des urines est fait au cours de cette affection, on constate le plus sou-

-vent de là pyurie et toujours une pullulation micro-

bienne où le colibacille semble fréquemment en cause. ; :

A cette forme légère, on peut rattacher une forme

plus bénigne encore, décrite surtout par les auteurs américains.

En dehors d'une élévation de température variable, dit Lowenburg, d’une durée plus ou moins longue, il peut n'y avoir aucun autre symptôme

que la présence de pus dans les urines. Il y a même parfois dés pyélites sans fièvre, mais, dans ce cas, la notion d'une maladie aiguë récente et la présence de pus dans les urines permettent le diagnostic. »

Forme grave. — Dans la forme grave, le: symp-

-+ômes ont une tout autre intensité et revêtent parfois

une allure dramatique.

Le début est brusque, l'enfant est pris de frissons,

sa température s'élève rapidement à 39, 4c et mème 41°. Il est pâle, ou au contraire cyancsé Si respiration est accélérée. Apparaissent alors les syraptômes digestif s : vomissements muqueux, puis bilieux, s’accompagnant parfois de diarrhée.

Le petit malade est très agité et ne cesse de crier.

Souvent il présente des convulsions associées à d'autres signes cérébraux : mouvemerits autoriatiques, tremblements, contractures des extrémités, cris cérébraux, monoplégies. Toutefois, il n’y à pas de Kernig, pas de tension des fontanelles, les résultats de la ponction lombaire sont négatifs, ce qui ‘permet d'éliminer la méningite.

Un a vu ces périodes d'excitation alterner avec des

| périodes d'abattement et de tor peur.

Cet ensemble symptomatique est susceptible d’évoluer vers la mort au milieu de phénomènes infec-

tieux.

Dans les cas plus favorables, après une durée de trois ou quatre jours, ces symptômes s’atténuent. Mais le plus souvent la température persiste, soit en plateau, ce qui peut faire croire qu'il s’agit d’une dothienentérie, soit sous une forme intermittente, qui fait penser au paludisme soit enfin sous une forme rémittente.

Au bout de trois ou quatre semaines, la déferves-

cence se produit, tantôt brusquement, tantôt en Iysis.

La guérison, d’ailleurs, ne lui succède malheureusement pas toujours ; il n’est pas rare de voir la

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chronicité s'installer et la mort survenir après une période de cachexie plus ou moins prolongée.

Cette forme grave revêt dans quelques cas une allure plus foudroyante encore : l'enfant, soudainement atteint d’une fièvre très élevée, entre très rapi-

dement dans le coma ou présente des crises convulsi-

ves. « Dans les premières vingt-quatre heures, l’urine peut ne pas contenir de pus, mais un examen minutieux décèle des bacilles dans le sédiment. La présence de pus est généralement mise en évidence au bout de quarante-huit heures. : » (L. Hill.)

Ces cas conduisent en général à la mort en deux. ou trois jours.

Walter et Ramsey insistent sur la fréquence des formes sévères chez les spasmophiles.

D'après ce qui précède, on s'explique aisément que la pyélonéphrile ait pu être méconnue dans la première enfance, puisque, le plus souvent, elle emprunte sa symptomatologie à la plupart des maladies qui sévissent habituellement chez l'enfant. Aussi devons-nous insister sur la nécessité absolue de pratiquer systématiquement chez nos petits malades un examen d'urines, élément de diagnostic indispenr

Sable en là circonstance,

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