‹ À propos d'un cas de vaccine généraliséeChapitre 20 sur 30 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

Par MM. J. GATÉ, P. CuIERET et A. CHapuis. Réunion Dermatologique de Lyon, Juin 1933. Publiée dans les Archives de Médecine des Enfants, Août 1935. Vaccine étendue, généralisée à tout le visage par contamination accidentelle d’origine maternelle.

« Garçon de huit mois, présenté le 16 mai /à la consultation de l’Antiquaille pour une dermite aiguë du visage, apparue il y a trois ou quatre jours, particulièrement confluente au front, autour des yeux et sur les tempes.

Eléments vésiculo-pustuleux, circulaires, rappelant les pus-

oi

tules vaccinales. Il existe aussi de la bouffissure et du chemosis à droite, Le reste de la peau est rouge et érysipèlatoïde. Eléments plus rares sur le cuir chevelu. Pas d’adénopathie. Hyperthermie (40°). Enfant non vacciné. Mère vaccinée avec succès le 26 avril. Elle présente sur le bras gauche (20 jours après V’inoculation), trois grosses pustules vaccinales en évolution.

Cela étant, on écarte le diagnostic d’impétigo bulleux sur le visage de l’enfant.

Examen microscopique de liquide des pustules : polynucléaires, pas de microbes.

L’affection a évolué en une dizaine de jours vers la guérison, laissant des cicatrices multiples du front et du visage.

Traitement : ünjections quotidiennes de septicémine et onctions locales de vaseline.

Le père a présenté en même temps des pustules caractérisées. Après s'être rasé, il avait caressé l’enfant en pleine éruption. Quinze jours après ce contact, trois grosses pustules existaient sur le cou et la lèvre inférieure droite. Eruption violente pendant trois jours. Revu le 2 juin 1933, cet homme présentait trois cicatrices dépigmentées gaufrées.

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