TRAITEMENT
La ponction des kystes de l’épididyme les vide momentanément, mais le liquide se reforme en général rapidement.
La ponction suivie d’injection modificatrice, à la manière du traitement appliqué dans l’hydrocèle, peut amener la guérison.
L’extirpation du kyste donne une guérison plus certaine ; elle est d’autant plus recommandable qwelle est facile à réaliser à l’anesthésie locale.
Une injection de novocaïne traçante sera faite sur la région inguino-funiculaire de manière que l’incision respecte le scrotum dont l’incision fait toujours courir des risques d’hématomes. Une injection profonde aura infiltré grosso modo la région du cordon. Les téguments incisés, le doigt isolera le cordon de manière à permettre sous lui le pas-
sage d’une petite compresse dont on rapprochera les deux chefs en avant pour enserrer légèrement le cordon en totalité. À partir de ce moment l’anesthésie du cordon sera facile à réaliser, elle devra être faite de manière à donner une véritabe section physiologique des nerfs du cordon qui provoquera au bout de quelques minutes l’analgésie complète de la zone opératoire.
La tumeur sera luxée dans l’incision par une pression de bas en haut, sans que soit incisé le ligament scrotal, manœuvre à la fois inutile et douloureuse. L’extirpation se fera facilement, à condition de bien pratiquer le décollement dans le plan de clivage du kyste qui est tout près de sa surface transparente. Si l’on tient à enlever le kyste sans l’ouvrir, on sera souvent obligé de trancher dans l’épididyme même.
On évitera, bien entendu, de blesser le pédicule vasculaire du testicule et le canal déférent. L’ouverture primitive de la cavité vaginale facilitera les manœuvres dans les kystes volumineux à repérage difficile (Maurice CHEVASSU, Pratique Médico-Chirurgicale, T. III, p. 196).