‹ À Propos d'un Mode de Traitement des Fractures Fermées de la Diaphyse HuméraleChapitre 5 sur 14 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Moins fréquentes certainement que les fractures des extrémités supérieures et inférieures de l’humérus, les fractures de la diaphyse ont cependant intéressé à leur traitement de nombreux auteurs ; c’est ainsi qu'il est possible d’énumérer et de décrire plus de cinquante appareils destinés à réduire, puis à maintenir en bonne position les deux fragments de la diaphyse humérale fracturée.

Nous ne nous proposons pas de passer une revue détaillée et complète de ces différents appareillages. Beaucoup d’ailleurs sont tombés dans l’oubli ; bon nombre d’autres sont d’un emploi absolument exceptionnel. Leur simple énumération ne présenterait qu'un faible intérêt, surtout en comparaison de l’abondant compte rendu présenté par GuvoT en 1925 à la Société de chirurgie à l’occasion de son Congrès annuel.

Nous ne parlerons donc pas des appareils provisoires destinés à la seule phase de transport des blessés, et dont le but est plus humanitaire que thérapeutique. Il nous faudrait alors décrire l’attelle de

Lefrançois 1

Thomas, le tridtole de Middeldorpf, l'appareil de

Senlecq, la simple écharpe ouatée, ou même les.

attelles de fortune composées de jones, de lattes, ou d’un matériel de hasard.

Nous citerons simplement les quelques appareils dont l’emploi réunit actuellement le maximum de suffrages, et qui cependant présentent un certain nombre d’inconvénients que nous essayerons rapidement de mettre en relief.

Les moyens mis en œuvre pour la contention de la diaphyse humérale fracturée sont de deux ordres :

19 les appareils plâtrés ; |

20 les appareillages métalliques.

Les appareils plâtrés

Le type en est le plâtre thoraco-brachial. Cet appareil et ses diverses variantes, sont lourds, ils compriment d’une façon pénible le thorax du blessé, et sont d’une façon générale diflicilement supportés.

D’autres, tels Le plâtre de Hennequin, n’intéressent que le bras, mais n’assurent qu’une médiocre réduction ; l’appareil de Hennequin modifié par Sousey- RAN encourt lui-même les reproches que nous adressions plus haut au principe des plâtres à point d’ pp thoraco-brachial.

Les appareillages métalliques

Îls sont les plus habituellement employés, qu’ils soient du type Pouliquen ou Rouvillois ; ils sont

réellement encombrants, causent une entrave considérable au déplacement et à l'habillage des malades, et sont incompatibles avec la moins exigeante des activités sociales.

D'autre part les bandes de toile destinées à fixer l'appareil sont susceptibles de blesser les parties molles, et le matériel de traction en sparadrap irrite

désagréablement la peau.

Certains appareils sont toutefois d’un emploi moins pénible pour le malade : tels sont les systèmes imaginés par Derser et Bérarp. Mais le Delbet met en œuvre un matériel sous-axillaire toujours gênant et nécessite une surveillance constante de la traction. quant à l’appareil de Bérarp, qui se rapprocheraït le plus du système, qui fait l’objet de cette étude, il n’assure la réduction que par un poids accroché au niveau du ph de flexion du coude : ce mode de traction risque trop souvent soit de changer son point d'application, soit de comprimer gravement les vaisseaux du pli du coude. :

Evidemment tous ces appareils sont d’un emploi courant ; ils ont à leur actif de nombreux résultats satisfaisants, mais ils restent indiscutablement encombrants, souvent douloureux, et apportent à l’activité du blessé une entrave considérable et mal tolé- rée.

- Au cours de ces dernières années BôuLer a décrit dans son ouvrage Technique du traitement des fractures l’appareïllage qu’il utilise volontiers. De gros progrès y sont réalisés. Dans certains cas la pose

d’üne simple attelle en U permettrait d'obtenir un résultat suffisant, mais BünLer ajoute : « Dans les cas graves (on aimerait des précisions sur l’appréciation de la gravité des cas) on place en plus une attelle postérieure allant de l’épaule à la tête des métacarpiens. Puis on place le bras sur une attelle d’abduction et on installe la traction. » Nous revenons alors vers tout l’appareillage encombrant et les tractions par bandes adhésives.

Or, dans le service chirurgical du D' A. DERoCQUE, à l’Hôtel-Dieu de Rouen, on s’est proposé d'obtenir d'emblée une bonne réduction, et de la maintenir le plus rigoureusement possible avec un appareillage simplifié au maximum.

Il nous paraît que l’emploi de la broche transolécranienne, suivi de l’application d’un plâtre circulaire du bras à point d’appui antibrachial est susceptible de répondre à ces exigences d’une façon

satisfaisante.

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