‹ À Propos d'un Mode de Traitement des Fractures Fermées de la Diaphyse HuméraleChapitre 6 sur 14 · LA BROCHE TRANSOLÉCRANIENNE COMME MOYEN DE RÉDUCTION · texte numérisé non relu

LA BROCHE TRANSOLÉCRANIENNE COMME MOYEN DE RÉDUCTION

Le meilleur moyen dé réduire deux fragments osseux qui présentent un chevauchement ou une angulation est de tirer sur l’un des fragments dans la direction générale de l’axe du bras.

Si la fracture n’est pas compliquée par l’existence d’une interposition musculaire ou d’un troisième fragment osseux intermédiaire formant butée, il suffira pratiquement d’exercer selon l’axe du bras ‘ uné traction portant sur le fragment inférieur qui viendra ainsi se disposer dans le prolongement du fragment supérieur.

Cette traction doit donc porter lé plus directement possible sur le fragment osseux lui-même, et s’effectuer selon une technique qui empêche le moindre déplacement de son point d'application. La broche transolécranienne nous semble à cet égard la solution idéale puisque :

— Elle tire directement sur le-squelette.

— Son déplacement est rigoureusement impossible.

— De plus elle n’est pas douloureuse, ne comprime pas les parties molles et n’irrite pas la peau.

La mise en place de cette broche est une petite intervention sans danger et d’une extrême facilité.

La broche dont l'emploi est le plus courant est la broche mince dite « foret filiforme de Kirschner ». Il est possible de la placer à l’aide d’un appareil fonctionnant à la main. Mais il est très avantageux de se servir d’un petit moteur actionné par le courant de la ville. La saillie toujours facilement repérable de l’olécrâne est l'objectif de cette manœuvre simple. La désinfection préalable de la peau à la teinture d’iode, la stérilisation soigneuse du matériel de forage, donnent au point de vue l’asepsie toute la sécurité désirable.

Une anesthésie locale en boutonnière au point d’entrée et au point présumé de sortie de la broche pourrait à la rigueur suffire ; en pratique, une bouffée de chlorure d’éthyle est préférable, car elle amène la résolution musculaire totale favorable au succès de la manœuvre. |

Il vaut mieux faire pénétrer la broche par. la face interne de l’olécrâne, en fléchissant l’avant-bras sur le bras, ce qui écarte tout danger de lésion du nerf cubital.

Ainsi réalisée, la mise en place de la broche ne demande que quelques secondes et ne comporte aucun risque.

Ses avantages répétons-le sont, par contre, très intéressants : |

nt sur le fragment osseux le l'articulation il est vrai) ; enablement elle agit à coup sûr

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un imposant matériel de traction. |

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